Pôles de recherche

3 pôles de recherche

 

Le premier pôle vise à caractériser et à expliquer, à différentes échelles, les structures, les dynamiques et les potentiels des systèmes spatiaux actuels. Au-delà de la dimension descriptive, il s’agit aussi d’être en mesure de relier différents types de forme-fonctionnement à des externalités ou potentialités, quelles que soient les thématiques concernées. On cherchera par exemple à savoir si des formes-fonctionnements de certains systèmes spatiaux peuvent être plus pathogènes, moins consommateurs d’énergie ou bien encore plus propices à des gestions d’alerte plus efficaces.

Le deuxième pôle vise à Anticiper, simuler et proposer des devenirs pour les territoires.
Il s’agit :

  • dans un premier temps, d’identifier les forces à l’œuvre ou en devenir, notamment celles qui relèvent des grands défis socio-environnementaux contemporains, qui induisent ou vont induire des changements dans les formes-fonctionnements des territoires et de quantifier ces changements. On traitera notamment des impacts du changement climatique, de la numérisation, du coût croissant de l’énergie ou encore du vieillissement de la population ;
  • dans un second temps, de proposer et d’évaluer, dans une démarche de géoprospective, des trajectoires et devenirs possibles et/ou souhaitables ou souhaités pour les territoires. Les travaux se placent ici dans une logique d’aide à la décision. Nous chercherons à préciser la façon dont le territoire, dans sa forme et son fonctionnement, influence, limite ou bien favorise la trajectoire vers la transition socio-environnementale.

Le troisième pôle Questionner et développer les méthodologies des spatialités concerne les recherches méthodologiques. Que ce soit pour décrire les formes – fonctionnements actuels ou futurs des territoires et leurs externalités, ou pour proposer et évaluer des trajectoires territoriales, il est stratégique à la fois de réaliser des travaux critiques sur les méthodes et outils actuels et d’en proposer de nouveaux lorsque cela est nécessaire. Plus spécifiquement, et en lien avec l’identité du laboratoire depuis longtemps tourné vers les questions théoriques et méthodologiques, il s’agira :

  • d’amender ou concevoir des méthodes innovantes de recueil des données en sciences sociales, autour de la logique des sciences participatives notamment.
  • d’améliorer ou développer les méthodes d’analyse spatiale pour décrire et révéler les structures et les dynamiques, notamment dans leur dimension multiscalaire. Les travaux de l’UMR sur les méthodes de désagrégation des données spatiales, sur l’analyse fractale ou sur la problématique du MAUP (Modifiable Areal Unit Problem) seront par exemple poursuivis.
  • de développer des outils et méthodes relevant d’une logique générale d’optimisation, sachant qu’un des leviers de la transition socio-environnementale résidera dans l’économie des ressources et moyens, en bref faire aussi bien sinon mieux avec moins.
  • de développer des modèles empiriques et théoriques pour décrire, comprendre et prévoir (définition de scénarios prospectifs).