Questionner et développer les méthodologies des spatialités

Questionner et développer les méthodologies des spatialités

Présentation

Le troisième pôle de recherche concerne les recherches méthodologiques. Que ce soit pour décrire les formes-fonctionnements actuels ou futurs des territoires et leurs externalités, ou pour proposer et évaluer des trajectoires territoriales, il est stratégique à la fois de réaliser des travaux critiques sur les méthodes et outils actuels et d’en proposer de nouveaux lorsque cela est nécessaire. Plus spécifiquement, et en lien avec l’identité du laboratoire depuis longtemps tourné vers les questions théoriques et méthodologiques, il s’agira :

  • d’amender ou concevoir des méthodes innovantes de recueil des données en sciences sociales, autour de la logique des sciences participatives notamment.
  • d’améliorer ou développer les méthodes d’analyse spatiale pour décrire et révéler les structures et les dynamiques, notamment dans leur dimension multiscalaire, ce qui constitue une spécificité de la géographie. Les travaux de l’UMR sur les méthodes de désagrégation des données spatiales, sur l’analyse fractale ou sur la problématique du MAUP (Modifiable Areal Unit Problem) seront par exemple poursuivis.
  • de développer des outils et méthodes relevant d’une logique générale d’optimisation (méthodes de location-allocation multiscalaires, nouvelles fonctions d’objectifs mixant efficacité, équité et égalité, etc.), sachant qu’un des leviers de la transition socio-environnementale résidera dans l’économie des ressources et moyens, en bref faire aussi bien sinon mieux avec moins.
  • de développer des modèles empiriques et théoriques pour décrire, comprendre et prévoir (définition de scénarios prospectifs).

Pour les modèles empiriques, quel que soit leur objet, un des défis, outre l’élaboration des modèles en eux même, consiste à être en mesure d’apparier et d’utiliser, notamment via la mobilisation de l’intelligence artificielle, de nouvelles données multisources et massives, comme celles issues des traces numériques.

Pour les modèles théoriques, qu’ils traitent des formes spatiales issues des interactions entre agents à différentes échelles (pour traiter de la morphogénèse urbaine par exemple), des processus de diffusion (épidémiologie), ou qu’il s’agisse de modèles plus qualitatifs, l’effort sera mis sur la qualité de la formalisation, sur la dimension multiscalaire des modèles et sur leur capacité à intégrer la complexité des phénomènes géographiques.

Pour tous ces développements méthodologiques, nous veillerons à en assurer la diffusion et l’appropriation, en en soignant l’ergonomie, en rédigeant des modes d’emploi, en les diffusant autant que faire se peut en libre accès sur le site internet de l’unité ainsi que sur des plateformes dédiées (Github par exemple), le cas échéant en proposant des formations.

Coordinateurs

Didier JOSSELIN