[2022-2017] Co-RESTART WP4 / « Les SMArtphones et les Réseaux Sociaux numériques, des leviers pour accroître la résilience dans les régions Rhône-Alpes et PACA »

Porteur du projet :
Johnny Douvinet

CORESTART WP4 [2017-2022]

ContratFonds structurels européen POIA / FEDER
Co-contractantRégion PACA (site internet)

Contrats de recherche financés

Les SMArtphones et les Réseaux Sociaux numériques, des leviers pour accroître la résilience dans les régions Rhône-Alpes et PACA

Programme de recherche porté par Johnny Douvinet (Professeur, Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Ce projet visait quatre objectifs complémentaires, qui ont tous été atteints malgré un contexte (sanitaire, sociétal, politique) peu évident.

L’action 1 (12/2017>11/2018) a permis d’analyser les apports et limites des réseaux sociaux et des applications smartphone en tant que leviers de résilience face aux risques naturels en France, sans identifier de particularités pour les territoires de montagne. Les apports de ces outils ont été avérés en 2007 à l’échelle internationale (lors des attentats de Charleston en 2007, aux USA, la localisation du tueur ayant été facilitée grâce aux tweets envoyés par les personnes situées dans la salle de cours). Dans le domaine des risques naturels, les usages ont véritablement émergé à la suite du tremblement de terre d’Haïti (12 janvier 2010 à 16h53, heure locale). En France, 2014 est une année charnière, avec un usage de plus en plus avéré suite aux inondations du 18-19 janvier 2014 à La-Londe-Les- Maures et lors du tremblement de terre du 7 avril 2014 dans les Alpes. Depuis, ces pratiques n’ont cessé de se généraliser (lors des crues rapides de l’automne 2014 et celles de 2015, 2017 et 2018, ou lors de l’accident de la German Wings en 2018). L’ensemble des Services Départementaux Incendie et Secours (SDIS) et des Préfectures ont désormais un compte pour informer, communiquer, répondre aux attentes des populations, voire bénéficier d’une veille active en cas d’évènements (VISOV, 2015), à condition pour ce dernier point d’avoir une convention.

L’action 2 (12/2018>11/2019) a permis d’évaluer la réalité des pratiques des médias sociaux dans les territoires d’expérimentation, en interrogeant des gestionnaires de risques (38), à différents niveaux, et des habitants (450 réponses collectées), et de dépasser une lecture binaire qui consiste à opposer les avantages et les limites des médias sociaux (Martin et Demontis, 2015 ; Douvinet et al., 2017). L’un des prérequis à l’usage des médias sociaux est de disposer d’une couverture réseau (téléphonie, électricité) constante et de bonne qualité pour attendre un réel usage des médias sociaux. Or, si le Plan France Très Haut Débit lancé en 2013 vise un objectif de couverture à Très Haut Débit pour l’ensemble du territoire national, un rapport (De la Raudière et Bothorel, 2017) souligne l’urgence à parvenir à une couverture 2G irréprochable partout en France. Le déploiement d’un réseau de qualité dans les territoires de montagne est pourtant non prioritaire car jugé peu rentable pour les opérateurs. De surcroit, le changement climatique, qui se traduit par des évolutions en termes d’enneigement ou de pluies (Ravanel, et al., 2018), oblige à reconsidérer les approches classiques, et à envisager aussi bien des réponses innovantes face à l’imprévisible qu’un profond changement de paradigme. Les réponses ont démontré que les réseaux sociaux étaient vus comme des outils positifs (apports de connaissance à distance) et négatifs (craintes à l’égard de la viralité de ces médias), tout en soulignant que les applications smartphones sont bien moins perçus comme utiles. Ce constat fait écho aux constats d’échec de l’application mobile SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations) et aux usages ratés durant l’année 2016 et 2018, ce qui a d’ailleurs conduit l’État français à abandonner de façon définitive cette solution le 28 mai 2018.

L’action 3 (12/2019>11/2020) a permis, malgré un contexte difficile, de voir la manière dont les actions pouvaient être co-construites, entre les habitants et les gestionnaires des risques. La mise en réseaux doit reposer sur les associations locales (épicerie, MJC, associations…), en s’inscrivant dans le territoire de façon durable et pérenne. Suite à une nouvelle enquête en ligne (120 réponses), les résultats confirment la réelle motivation de la part des habitants, qui souhaitent s’impliquer dans ce réseau, mais qui n’ont pas les idées et/ou les ressources pour le structurer. Les élus ne doivent pas être au centre de ce réseau, pour éviter toute confusion politique, ce qui peut parfois poser des difficultés (notamment parce que les représentants de l’État sont les garants de la diffusion de l’information préventive et de la mise en application des Plans de Prévention).

L’action 4 (12/2020>11/2021) a permis, à nouveau dans un contexte difficile (annulation de deux missions de terrain), de valoriser les travaux collectés et de partager les connaissances avec les habitants locaux. Les séminaires de restitution sur les 4 communes ont permis de faire partager les savoirs, experts et locaux, tout en envisageant les réponses à apporter au sein des territoires avec les 3 autres WP impliqués dans le méta-projet Co-RESTART. Les échanges ont été l’occasion d’aborder les effets du dérèglement climatique, déjà visibles depuis plus de 30 ans par certains acteurs, et d’imaginer les stratégies à mettre en place pour changer les modes de vie ou maintenir la vitalité économique à l’avenir). Le but n’est plus de s’adapter, mais bien de transformer les ressources face à des scénarios (augmentation des sécheresses, disparition de la neige en totalité…), présentés comme extrêmes, et qui pourtant ne le sont plus du tout.

Résultats


Productions


  • Colloque organisé

SMARS 2019 : https://cap-alert2019.sciencesconf.org/
Retrouvez les conférences de ce colloque sur Canal U, Chaine : Avignon Université / Colloque / Cap-Alert 2019

  • Publications

Douvinet J. (2020). « L’alerte par sirènes : Une priorité discutable en France », Annales de géographie – N° 731 (1/2020), pp. 5-32, Armand Colin. Disponible sur : https://www.revues.armand-colin.com/geographie/annales-geographie/annales-geographie-ndeg-731-12020/lalerte-sirenes-priorite-discutable-france

Douvinet J., Gisclard B., Martin G., Vinet F., Bopp E., Grancher D., Coulon M., Genre-Grandpierre C. (2018). La couverture spatiale des sirènes est-elle opérante pour alerter la population en cas d’inondation en France ? Actes du colloque SHF Avignon-226e section du CST « de la prévision des crues à la gestion de crise, Avignon, 14-16 novembre 2018 » (à paraître La Houille Blanche).

Douvinet J., Gisclard B., Kouadio J.S., Saint-Martin C., Martin G. (2017). « Une place pour les technologies smartphones et les Réseaux Sociaux Numériques (RSN) dans les dispositifs institutionnels de l’alerte aux inondations en France ? », Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne], Espace, Société, Territoire, document 801, mis en ligne le 05 janvier 2017, consulté le 12 novembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/cybergeo/27875 ; DOI : https://doi.org/10.4000/cybergeo.27875

D’autres références sont accessibles sur le site internet :
https://corestart.hypotheses.org/publications

Équipe scientifique

Porteur du projet


Johnny DOUVINET

Participants UMR ESPACE


Alexia BOUFFEL
Johnny DOUVINET
Cyrille GENRE-GRANDPIERRE
Béatrice GISCLARD (post-doc, 18 mois)
Loïc GRASLAND
Lounis JOURNÉ (stage Master 1)
Alice VERPILLOT (IE, 12 mois)

Partenaires extérieurs


Les équipes des 3 autres WP du méta projet :

Pauline Texier (Université Lyon III) – équipe de l’UMR EVS

Jean-Philippe de Oliveira (Grenoble-Alpes) – équipe du GRESEC

Elise Beck (Grenoble-Alpes) – équipe de l’UMR PACTE

 

[2021-2020] ANR Cap-4-Multi-Can-Alert / « Capitaliser les connaissances acquises sur les Capacités d’action (autorités vs. individus) et le Protocole d’Alerte Commun (CAP) pour accompagner un changement de Cap et proposer une Alerte multicanale en France »

Porteur du projet :
Johnny Douvinet

ANR Cap-4-Multi-Can-Alert [2020-2021]

ContratANR Flash « Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 »
Co-contractantANR, SGDSN

Contrats de recherche financés

Cap-4-Multi-Can-Alert – Capitaliser les connaissances acquises sur les Capacités d’action (autorités vs. individus) et le Protocole d’Alerte Commun (CAP) pour accompagner un changement de Cap et proposer une Alerte multicanale en France

Programme de recherche porté par Johnny Douvinet (Professeur, Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Cap4 Multi-Can’Alert était un projet de développement expérimental s’inscrivant dans le cadre des JO 2024.

Il avait pour but de développer une solution d’alerte multicanale innovante combinant différents canaux de diffusion, adaptés aux contextes réglementaire et technologique se profilant en France, tout en intégrant les besoins des utilisateurs finaux et les réactions à attendre des populations. Pour cela, le consortium créé était inédit : il était composé par 2 industriels (ATRISC & GEDICOM-FAC24) et par 2 laboratoires de recherche publics (ESPACE Univ. Avignon & CHROME Univ. Nîmes). La preuve conceptuelle et les modalités de travail (2 à 3 réunions réunissant le consortium par mois, et des échanges avec les administrations centrales – les services de la DGSCGC – et les parties prenantes des sites ayant accueilli les expérimentations – Avignon Université, Zone Industrielle du Havre, Port Jérôme et Cannes) ont permis de tester divers outils d’alerte et de recueillir les avis des usagers, tout en écoutant les besoins d’acteurs publics et privés.

La plateforme qui a servi de support à ce projet est une version exploratoire différente de celle officiellement utilisée en Belgique (BE-Alert). De nouvelles briques technologiques ont été développées (une solution pair à- pair pour assurer l’acheminement de l’alerte en cas de coupure des réseaux de télécommunication, et une carte de l’état de l’alertabilité en France en 2020, sur les réseaux 2G/3G/4G ou la 4G uniquement). Le cadre opérationnel ou la liste des fonctionnalités idéales pour une plateforme multicanale ont aussi été envisagés, montrant la nécessité de convertir l’outil en un véritable outil d’aide à la décision, et plusieurs solutions ont été discutées durant les deux années du projet. La scénarisation et la réalisation des expérimentations en conditions réelles avec divers publics ont été délicates à cause du contexte lié à la COVID-19, mais plus de 200 participants ont tout de même « joué » sur les 4 sites, et des traits communs ont été mis en évidence (notamment la nécessité d’associer un son, un message – au contenu différent selon l’événement en jeu – et des éléments de localisation). Pour autant, il convient d’adapter le message au contexte (social, spatial) et il n’y a donc pas de message type idéal (ce qui remet en cause le pré-formatage de messages). Conformément à la réglementation, ces mises en situation doivent respecter plusieurs raisons éthiques, déontologiques et juridiques, qui ont été appliqués sur les 4 sites, et qui pourront servir de fondation à des projets futurs. La pluralité des sites d’expérimentations a par ailleurs permis de valider la solution dans des configurations proches de celles des JOP (avec plusieurs sites privés et divers sites publics ouverts), avec des populations multiculturelles, et de garantir l’industrialisation du produit, qui vient répondre à la pluralité des usages et des besoins attendus pour les JO 2024, voire même au-delà.

Ce projet était finalement très ambitieux, au regard de plusieurs verrous techniques (comment harmoniser la diffusion des messages dans le Protocole d’Alerte Commun, quels que soient les capacités réseaux d’ondes exploitées, les sites, les événements ou les supports), scientifiques (comment accroître les capacités d’action individuelles et escompter une prise de décision rapide, et comment impliquer le public dans des situations d’urgence simulées réelles?) et opérationnels (comment réduire le délai nécessaire à l’activation de l’alerte et garantir l’acheminement de l’alerte depuis une plateforme numérique, y compris en mode dégradé ?). Les résultats obtenus sont très satisfaisants pour le consortium, malgré les aléas connus pendant deux ans, et les retombées pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 restent plus que jamais d’actualité : il faut : faire de l’alerte l’un des piliers de la sécurité de cet événement planétaire ; contribuer à sauver des vies, en rendant le citoyen acteur de sa propre sécurité, et en donnant la responsabilité de l’alerte à un très grand nombre d’acteurs ; mettre en avant les savoirs français dans le domaine de l’alerte multicanale.

Productions


  • Publications

Douvinet J., Cavalière C., Bopp E., Weiss K., Emsellen K., Gisclard B., Martin G. et Coulon M., « Évaluer la perception de notifications d’alerte scénarisées dans différents contextes en France : enjeux et perspectives », Cybergeo: European Journal of Geography [En ligne], Espace, Société, Territoire, document 1029, mis en ligne le 12 août 2022. URL : http://journals.openedition.org/cybergeo/39454 ; DOI : https://doi.org/10.4000/cybergeo.39454

Douvinet J., Vivier B., Grangeat A. et Bopp E. « État des lieux des systèmes d’alerte nationaux basés sur la localisation des individus en temps réel », L’alerte à la population /// RISQUES INFOS, La Revue des acteurs de la prévention des risques, Hors série #1, mai 2022, p. 4-6 [PDF en ligne]

Bopp E., Douvinet J. et Coulon M. « Quel potentiel d’alertabilité par CB ou par LB-SMS en France ? Premiers résultats et perspectives », L’alerte à la population /// RISQUES INFOS, La Revue des acteurs de la prévention des risques, Hors série #1, mai 2022, p. 7-9 [PDF en ligne]

Douvinet J., Cavaliere C., Emsellem K., Gisclard B., Weiss K. et Martin G. « Adapter le message d’alerte au contexte : une nécessité, mais comment faire ? », L’alerte à la population /// RISQUES INFOS, La Revue des acteurs de la prévention des risques, Hors série #1, mai 2022, p. 13-17 [PDF en ligne]

Bopp E., Évaluation et spatialisation du potentiel offert par les moyens d’alerte centrés sur la localisation des individus : Expérimentations à différentes échelles en France. Thèse de Géographie. Université d’Avignon, 2021. Français. ⟨NNT : 2021AVIG1211⟩. ⟨tel-03637612v2⟩

Bopp E., Douvinet J. 2020, « Spatial performance of location-based alerts in France », International Journal of Disaster Risk Reduction, Volume 50, November 2020, 101909, DOI : https://doi.org/10.1016/j.ijdrr.2020.101909, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2212420920314114

  • Vidéo présentant le projet

Équipe scientifique

Porteur du projet


Johnny DOUVINET

Participants UMR ESPACE


Esteban BOPP
Camille CAVALIERE
Aurélien DOUSSERON
Johnny DOUVINET
Margaux DUMONTEIL
Karine EMSELLEM

Partenaires extérieurs


Thomas Belkowiche, Amélie Grangeat
(F24)

Ludovic Pinganault, Gilles Martin, Renaud Vidal
(ATRISC)

Karine Weiss, Béatrice Gisclard, Laura Roussel, Théo Jezierski
(CHROME)

 

 

[2021-2019] SMAVD / « Évaluation de la culture du risque inondation sur la vallée de la basse Durance »

Porteur du projet :
Johnny Douvinet

SMAVD [2019-2021]

ContratCollectivités territoriales
Co-contractantSyndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD)

Contrats de recherche financés

Évaluation de la culture du risque inondation sur la vallée de la basse Durance

Programme de recherche porté par Johnny Douvinet (Professeur, Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Ce stage s’inscrit dans l’action 1.1 du futur Programme d’Action pour la Prévention des Inondations (PAPI) Durance, qui a pour objectif d’améliorer la connaissance et la conscience du risque. Pour atteindre cet objectif, quatre actions ont été réalisées : 1) État de l’art de l’information (qui informe ?) : Les sources et informations sont nombreuses et il peut être difficile de s’y retrouver pour les premiers concernés (habitants en zone inondable) ; 2) Création d’un protocole d’enquête (qui est informé ?) : Pour aller au-delà d’un simple recensement et comprendre la réalité du terrain, il est nécessaire de créer une enquête sous forme de questionnaire pour saisir le ressenti des interrogés sur ces aspects de conscience et de perception du risque inondation ; 3) Administration du protocole (25 questionnaires remplis sur 8 communes, soit 200 questionnaires remplis) ; 4) Analyse des résultats de l’enquête : Elle aura pour but de montrer les points forts et les points faibles de l’enquête tout en mettant en perspectives le contexte temporel et spatial.

Productions


  • Rapport de stage et soutenance  (15 septembre 2020)
    Guillaume Hamon-Marie, 2020, « Évaluation de la culture du risque inondation en basse-vallée de la Durance » (69 p)
  • Douvinet J., Duverger E., Hamon-Marie G., « La perception du risque inondation : retours d’expérience en basse vallée de la Durance », Numéro spécial Perceptions des risques, Cahier thématique GREC SUD-PACA (à paraître)
Équipe scientifique

Porteur du projet


Johnny DOUVINET

Participants UMR ESPACE


Johnny DOUVINET

Partenaires extérieurs


Eric Duverger, Bertrand Jacopin
(SMAVD)

Guillaume Hamon-Marie
étudiant Master II / Université de Caen (stage de 6 mois)

 

 

[2021-2018] MEDFEUX / « Cartographie multicritères des risques d’incendies de forêt en PACA »

Porteur du projet :
Dennis Fox

CONCERT-EAUX [2018-2021]

ContratCollectivités territoriales, AAP Région Sud-PACA Exploratoire
Co-contractantRégion PACA

Contrats de recherche financés

Cartographie multicritères des risques d’incendies de forêt en PACA

Programme de recherche porté par Dennis Fox (Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


L’objectif du projet est d’élaborer un système d’alerte au risque d’incendie de forêt en temps réel en intégrant un indice météo de feux de forêt avec les caractéristiques des interfaces habitat-forêt.

Productions


Thèse de C. Bountzouklis en cours (présentation en ligne)

Équipe scientifique

Porteur du projet


Dennis FOX

Participants UMR ESPACE


Matteo CAGLIONI

Partenaires extérieurs


Institut 3IA de l’UCA (Elena Di Bernardino)

[2021-2015] ANR PUR / « Polar Urban Centers »

Porteur du projet :
Yvette Vaguet, dont
Sébastien Gadal (WP4) et François Moriconi-Ebrard (WP1)

PUR [2015-2021]

ContratANR
Co-contractanthttps://anr.fr/Projet-ANR-15-CE22-0006

Contrats de recherche financés

ANR PUR / Polar Urban Centers

Programme de recherche porté par Yvette Vaguet (Université de Rouen, UMR 6266 IDEES), où Sébastien Gadal (Aix-Marseille Université, UMR 7300 ESPACE) est responsable du WP4 (Vulnérabilités) et François Moriconi-Ebrard (CNRS) est responsable du WP1 (base de données Arctipolis)

Objectifs du projet


Ce projet a pour objectif scientifique d’apporter de la connaissance sur la ville avec un angle original, celui de la ville arctique. En particulier, il conviendra de clarifier la question de savoir s’il est légitime de parler de villes arctiques sans plonger dans un déterminisme latitudinal. Autrement dit, peut-on identifier d’autres dénominateurs communs pour légitimer une appellation se référant d’abord aux contraintes zonales ? Ne convient-il pas d’apporter des nuances basées sur le processus d’urbanisation, la mobilité des populations et le degré d’appropriation territoriale ? L’objet de recherche est en soi d’une grande originalité au niveau national et international. Compte tenu des enjeux liés au développement à venir de la zone circumpolaire, le projet offre un grand potentiel d’avancée. La communauté scientifique internationale commence seulement à ressentir le besoin de recherches sur la ville boréale comme objet de recherche (2012, First International Conference on Urbanisation in the Arctic, Groenland). En 2014, un consortium de géographes américains s’est vu attribuer une subvention de la National Science Foundation (NSF) afin de construire un réseau de recherche pour la promotion de la ville durable en Arctique russe.

La population boréale, évaluée à près de 4 millions d’habitants, est d’ores et déjà majoritairement urbaine présentant des taux d’urbanisation supérieurs à celui de la planète (52%, source : Banque mondiale) et supérieurs au reste de leurs territoires nationaux. C’est le cas en Russie, pour sept des dix districts fédéraux septentrionaux qui présentent les maximas de la zone polaire (ex : Magadan, 95,6%). On observe une croissance à la fois du nombre de villes arctiques et de leur poids démographique et économique.  Cette tendance se renforcera par les effets conjugués de l’accroissement naturel, des migrations régionales et transnationales stimulées par le développement de l’exploitation des ressources naturelles et du trafic maritime, eux-mêmes stimulés par le changement climatique. Cependant, le renouvellement du peuplement, dans un cadre essentiellement urbain, créée-t-il une identité nouvelle ?  Un sentiment d’attachement à ces espaces pionniers ? Dans un contexte de faible densité, sommes-nous en présence de l’émergence de villes- îles, mieux reliées au centre national, souvent non polaire, qu’elles ne le sont entre elles ou avec leur espace régional ?

Ce projet nécessite de commencer par (ou plutôt revenir à) la définition de la ville. Celle-ci fait bien souvent appel à des critères quantitatifs : seuil de population, continuité du bâti, seuil maximum d’actifs relevant du secteur primaire, pour ne citer que les plus usuels. Ceux-ci sont éventuellement complétés par le profil économique, l’aire d’influence de la ville… Ils sont présents dans la définition issue de la Conférence de Prague (1966) et celles des appareils statistiques nationaux sur lesquelles s’appuie la Banque Mondiale. Cependant, à ceux-ci font écho d’autres critères plus qualitatifs concernant le mode de vie et l’ancrage territorial des habitants. Ces définitions découlent de longs et fructueux travaux menés sous les latitudes moyennes et/ou tropicales. Les hautes latitudes sont le théâtre de la tendance globale forte de l’urbanisation mais celle-ci y est encore très récente et correspond mal à nos modèles usuels – notamment dans la différence entre l’urbain et le rural. Le bassin arctique, de par sa dimension internationale, présente une pluralité de définitions de l’urbain qui constitue en soi un handicap pour une compréhension régionale du phénomène. Le projet partira d’un inventaire des lieux habités pour analyser leur dynamique démographique sur le long terme et aboutir à une réflexion sur l’urbain. L’approche comparative du fait urbain en Arctique permettra d’interroger la ville boréale, de l’échelle du bassin arctique au zoom sur quelques villes-tests.  Le projet comporte deux questionnements croisés : a) ville durable et b) mobilité des populations.

Thème Ville durable : la ville polaire est-elle soutenable ? Elle est à risque parce que souvent intégrée dans l’espace mondial comme périphérie extractive, son existence au-delà des réserves de la ressource naturelle se pose en termes brûlants. La nouvelle donne climatique l’expose à des risques majeurs (fonte du permafrost, inondation fluviale ou marine). Malgré ce contexte partagé, il existe une inégalité de dynamisme des territoires urbains qui questionne les gouvernances et les déséquilibres spatiaux. Il s’agit ici d’une analyse prospective de l’adaptabilité et de la vulnérabilité des structures urbaines au double enjeu du changement climatique et des mutations sociologiques majeures. Il faut interroger la capacité des Pôles URbains à se maintenir, notamment en diversifiant leur économie et en s’assurant de l’appropriation territoriale de leur population. Les questions d’intégration socio-spatiale des néo-urbains et du « racinement » polaire des résidents, notamment la qualité de vie, la santé et le bien-être en ville polaire constituent les éléments clef de la ville durable. En Arctique, ce thème est désormais une question prioritaire pour les populations, les gouvernements locaux, régionaux et tutélaires.

Thème Mobilité & Identité :  Considérant l’urbanisation comme la mise en espace de la somme de quêtes individuelles de nouvelles opportunités, la ville s’affiche comme un pré-requis au développement.  Il en découle l’hypothèse forte que les villes concentrent des populations jeunes et mobiles, voire « fluides » (on y vient pour travailler mais on ne s’y fixe pas à long terme) laquelle demande à être documentée.  Les « transmigrances intrapolaires », les mobilités « Nord-Grands Nords » ainsi que les apports extrapolaires (Sud – (Grands) Nord(s)) forment un volet souvent non traité. Une mobilité à plusieurs échelles intègre les enjeux de la mondialisation dans la question urbaine polaire avec des migrations croisées : infranationales, intra- européennes, eurasiatiques nord-américaines ou mondiales (thaïlandais à Kiruna et Yellowknife, sub- sahariens à Hammerfest, ukrainiens à Noïabrsk, mexicaine à Fairbanks, somaliens à Inuvik…).

Productions


Publications

Sébastien Gadal, Moisei Ivanovich Zakharov, Jūratė Kamičaitytė. Territorialisation, Urbanisation, and Economic Development in the Russian Arctic: Energy Issues. Valery I. Salygin. Energy of the Russian Arctic. Ideals and Realities, Springer Nature Singapore, pp.441-458, 2022, 978-981-19-2816-1. ⟨10.1007/978-981-19-2817-8_23⟩. ⟨hal-03736971

Sébastien Gadal, Mounir Oukhattar, Jūratė Kamičaitytė, Moisei Zakharov, Walid Ouerghemmi, et al.. Multiscale and multi-temporal modelling of urban change structures in the Subarctic East Siberian metropolis of Yakutsk. XXIX Conference of the International Seminar on Urban Form: Urban Redevelopment and Revitalisation A Multidisciplinary Perspective, University of Lodz; Cracow University of Technology,; Lodz University of Technology, Sep 2022, Łódź, Poland. ⟨hal-03787176

Kirill Obutov, Moisei Ivanovich Zakharov, Sébastien Gadal, Antonina Savvinova. Изменение земельного покрова и его прогнозирование, на территориях традиционного землепользования эвенков южной Якутии по данным дистанционного зондирования. География и краеведение в якутии и сопредельных территориях сибири и дальнего востока (Geography and Local History in Yakutia and Neighboring Territories of Far East Siberia ), North-Eastern Federal University, Mar 2022, Yakutsk, Russia. ⟨hal-03622243

Sébastien Gadal, Mounir Oukhattar, Jūratė Kamičaitytė, Moisei Zakharov, W. Ouerghemmi. Spatial modelling of the Arctic metapolis: Yakutsk. GIS for Digital Development 2021: Application of GIS and Remote Sensing in Science and Management, North Eastern Federal University, Dec 2021, Yakutsk, Russia. ⟨hal-03502208⟩

Nikolai Bobylev, Sébastien Gadal, Valery Konyshev, Maria Lagutina, Alexander Sergunin. Building Urban Climate Change Adaptation Strategies: The Case of Russian Arctic Cities. Weather, Climate, and Society, American Meteorological Society, 2021, 13 (4), pp.875-884. ⟨1175/WCAS-D-21-0004.1⟩. ⟨hal-03313126⟩

Moisei Ivanovich Zakharov, Mikhail Cherosov, Elena Troeva, Sébastien Gadal. Применение методов геоинформационного моделирования для изучения пространственной структуры растительного покрова Орулганской среднегорной ландшафтной провинции (Северо-Восточная Якутия). 20-летию Ботанического сада: Роль ботанических садов в сохранении и обогащении природной и культурной флоры (20th anniversary of the Botanical Garden: The role of botanical gardens in the conservation and enrichment of natural and cultural flora), North-Easten Federal University, Jul 2021, Yakutsk, Russia. pp.122-129. ⟨hal-03622028⟩

Sébastien Gadal. Arctiques et subarctiques sibérien : enjeux croisés de développement. Séminaires de l’institut français de Suède, Institut français de Suède, Jun 2020, Online streaming, Suède. ⟨halshs-02861204⟩

Sébastien Gadal, Moisei Ivanovich Zakharov. A joint French-Russian approach on the issues of human security and adaptation of global warming in the Russian Siberian Arctic. Example of permafrost, risk exposure, and urban development in Yakutia. 9th Russian-Chinese Academic Meeting on the Arctic issues, Saint-Petersburg State University; Ocean University of China, Dec 2020, Online, Russia. ⟨hal-03038133

Sébastien Gadal. Territorial development in the Arctic zone of North-East Russia Example of Verkhoyansky ulus, Republic of Sakha (Yakutia): Территориальное развитие в Арктической зоне Северо-Востока России. Пример Верхоянского улуса Республики Саха (Якутия). Государственное управление и развитие России: глобальные угрозы и структурные изменения: Особенности социальной сферы Арктики: состояние, развитие, управление, RANEPA, May 2020, Online streaming, Russia. ⟨hal-02616815

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Multi-Level Morphometric Characterization of Built-up Areas and Change Detection in Siberian Sub-Arctic Urban Area: Yakutsk. ISPRS International Journal of Geo-Information, MDPI, 2019, 8 (3), pp.129. ⟨3390/ijgi8030129⟩. ⟨hal-02056619

Sébastien Gadal, Valentina Ignatyeva. Альтернативные источники энергии как составляющая устойчивого развития Арктических регионов: (Alternative energy sources as part of sustainable development in the Arctic regions). Государственное управление и развитие России: Национальные цели. Арктические регионы России. Роль национальных проектов в формировании устойчивого развития, 1, Издательский дом « Научная библиотека », pp.732-742, 2020, 978-5-907242-27-2. ⟨hal-02546447⟩

Moisei Zakharov, Yuri Danilov, Sébastien Gadal. Особенности дешифрирования урбанизированных территорий северных городов по спутниковым снимкам landsat на примере г. Якутск. Meridian , Издательство ИП Осенина Ирина Леонтьевна, 2019, Холод как преимущество. Города и криолитозона: традиции, инновации, креативность (« Cold as an advantage. Cities and Cryolitozone: traditions, innovations, creativity »), 20 (2), pp.131-133. ⟨hal-02471730

Vilena Efremova, Yuri Danilov, Sébastien Gadal. Заторные наводнения на реке лена на территории городского округа Г. Якутск. Meridian , Издательство ИП Осенина Ирина Леонтьевна, 2019, « Холод как преимущество. Города и криолитозона: традиции, инновации, креативность » (« Cold as an advantage. Cities and Cryolitozone: traditions, innovations, creativity »), 20 (2), pp.113-118. ⟨hal-02471752

Sébastien Gadal. Issues of the Arctic development in the Far East (Russia). Northern Forum: 8eme Russian-Chinese Workshop on Interaction in the Arctic, Northem Sustainable Development Forum, Government of Sakha’s Republic, Russian Federation, North Eastern Federal University, Saint-Petersburg State University, Sep 2019, Yakutsk, Russia. ⟨hal-02304041⟩

Sébastien Gadal. Geographic and Geomatic challenges in the Russian Arctic: Data issues for the territorial knowledge and development. Adaptation of people in the North and the Arctic, State Government Agency Yamalo-Nenets Autonomous Region; Research Center for Study the Arctic; Saint-Petersburg State University, Sep 2019, Nadym, Russia. ⟨hal-02281141⟩

Valentina Ignatyeva, Sébastien Gadal. Alternative energy sources in the Russian Arctic as a key element for regional geoeconomic development and sustainability. 4e Journée Scientifique de l’Ecole Doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés », Jun 2019, Aix-en-Provence, France. ⟨hal-02183186⟩

Moisei Ivanovich Zakharov, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Sustainability of landscapes in the zone of the current distribution of permafrost. 4e Journée Scientifique de l’Ecole Doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés », Jun 2019, Aix-en-Provence, France. 2019. ⟨hal-02157311

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Knowledge Models and Image Processing Analysis in Remote Sensing: Examples of Yakutsk (Russia) and Kaunas (Lithuania). 5th International Conference on Geographical Information Systems Theory, Applications and Management, INSTICC; University of Crete; IEEE GRSS; ACM SIGSPATIAL, May 2019, Heraklion, Greece. pp.282-288, ⟨10.5220/0007752202820288⟩. ⟨hal-02120100

Valentina Ignatyeva, Sébastien Gadal. Альтернативные источники энергии – как составляющая устойчивого развития Арктических регионов. Arctic regions of Russia: the role of national projects in the formation of sustainable development leaders, May 2019, Moscow, Russia. ⟨hal-02183223⟩

Sébastien Gadal. Multi-Temporal multi-scalar modelling of the dynamics of urban landscape changes by remote sensing. GIS Yakutsk 2019: GIS for Digital Development, NEFU, Apr 2019, Yakutsk, Russia. ⟨hal-02098320

Pior Janiec, Sébastien Gadal, Svetlana Ivanova. Геоинформационное моделирование риска лесных пожаров в Республике Саха (Якутия). Успехи современного естествознания (Advances in Current Natural Sciences), 2019, pp.37-42. ⟨17513/use.37237⟩. ⟨hal-02408358⟩

Piotr Janiec, Sébastien Gadal. Long-Term Geoinformation Modeling Wildfire Risk in Republic of Sakha (Yakutia) (Russian Federation). 25-летию химического отделения и 5-летию Института естественных наук Часть II. Современные эколого-географические исследования в Якутии, NEFU, Nov 2018, Yakutsk, Russia. pp.118-120. ⟨hal-02164318⟩

Anne Tricot, Marquisar Jean-Jacques, Jean-Louis Ballais, Sébastien Gadal. L’intégration de connaissances locales au cours d’une expérience de cartographie collective : retour sur l’atelier de Khamagatta (Sibérie Orientale). « Cartes mentales : quelles méthodologies pour aborder les représentations socio-spatiales ? », 3e journées du réseau Cartotête, Oct 2018, Besançon, France. ⟨halshs-03152356

Sébastien Gadal. The Subarctic City: Metropolitisation, Abandoned Towns and Increases of Risk Vulnerabilities. International Forum « The Arctic: society, science and law », SPSU, Oct 2018, Saint-Petersburg, Russia. ⟨hal-01915731⟩

Anne Péné-Annette, Jūratė Kamičaitytė-Virbašienė, Sébastien Gadal. Emerging cities in pioneer mining fronts: the examples of Guyana Plateau and Yakutia (Siberia) . 2018 IGU Urban Commission Annual Meeting Urban Challenges in a complex World – Key factors for urban growth and decline, Aug 2018, Montreal, Canada. ⟨hal-01858545

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi, Anne Tricot, Jean-Louis Ballais. Enjeux de connaissance et circulation des savoirs scientifiques, experts et « citoyens » en Sibérie orientale : le cas de Iakoutsk. Géopoint 2018 « Espaces citoyens. Sciences de l’espace et politique », Université d’Avignon, UMR ESPACE, Jun 2018, Avignon, France. ⟨hal-01815698⟩

Sébastien Gadal. Resilience and Adaptation: Monitoring Urban Changes in the Context of Risk Exposures, Climate and Societal Changes (Yakutia). UGI: Practical Geography and XXI Century Challenges, Academy of Science, Jun 2018, Moscow, Russia. pp.91. ⟨hal-01813091

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Multi-Level Morphometric Characterisation of Built-ups in Siberian Sub-Arctic Urban Area: Yakutsk. GEOBIA 2018: From pixels to ecosystems and global sustainability, Jun 2018, Montpellier, France. ⟨hal-01826892

Sébastien Gadal. Territorial Integration Issues in Siberian Arctic in the Context of Globalisation and Climate Changes: Example of Yakutia. Государственное управление и развитие России: вызовы и возможности – Public Administration and Development of Russia: Challenges and Opportunities, The Russian Presidential Academy for the Economy and the Public Administration, May 2018, Moscow, Russia. ⟨hal-01816169⟩

Sébastien Gadal. State, Region and Community-Driven Strategies in Russian’s Arctic: Some Case studies. Arctic Circle 2018 – Arctic Hub: Building Dynamic Economies and Sustainable Communities in the North, Government of Faroe Islands, May 2018, Torshsavn, Denmark. ⟨hal-01816170

Sébastien Gadal. Enjeux et transition énergétique en Arctique russe. Urbanisations, énergies renouvelables et nucléarisation. Atelier DUREE : Urbanisation, ruralisation et consommation d’énergie, Université Paris Diderot Paris 7 -Université Paris 13 Paris Nord – IFSTTAR – PLEIADE – LIED -CESSMA, Nov 2017, Paris, France. ⟨hal-01817047⟩

Anne Péné-Annette, Sébastien Gadal, Jurate Kamicaityte-Virbasiene. Pioneering Cities of Mining: Comparison of the Eastern Venezuela and Eastern Siberia. Antonio Angelo Martins da Fonseca, Antonio Puentes, Brais Estévez Vilariño. Digital Cities and Spatial Justice, pp.135-145, 2017, 978-84-697-4984-5. ⟨hal-01584550

Romain Rollot, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Remote sensing and GIS’S multi-criteria analysis of urban flooding debacle exposure of Yakutsk (Lena River, Russia). Арктика XXI век: Естественные науки, North Eastern Federal University, 2016, 5 (2), pp.5-13. ⟨hal-01349833⟩

Sébastien Gadal. Metropolisation, urbanisation and flood debacle modeling exposures of Yakutsk (Russia). French-Nordic event: The Urban Arctic, Ambassade de France en Suède – University of Umea, Jun 2016, Umea, Sweden. ⟨hal-01820157⟩

Romain Rollot, Jean-Louis Ballais, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Le risque d’inondation de débâcle et le réchauffement climatique à Yakoutsk (Russie). Geo-Eco-Trop, 2017, 41 (3), pp.463 – 477. ⟨hal-01701061

Sébastien Gadal, Florian Eyraud, Mikhaïl Prisyazhniy. Post-soviet geo-demographic dynamics and metropolisation processes in the Republic of Sakha (Russian Federation). АРКТИКА. XXI век. Гуманитарные науки, North Eastern Federal University, 2016, 7 (1), pp.4-17. ⟨hal-01359706

Sébastien Gadal. Urbanités post-soviétiques, urbanités arctiques : Métropolisations russes arctiques dans le double contexte de la mondialisation et du changement climatique. Journée exploratoire : Art contemporain, environnement, recherche, Syndicat potentiel, May 2015, Strasbourg, France. ⟨hal-01817292⟩

Références de projets

https://www.researchgate.net/project/ARCTIC-S-Territorial-Adaptations-of-the-Arctic-to-the-Global-Warming-Globalisation-Environmental-Changes-Development-and-Urbanisation-Geopolitic-Issues

https://www.researchgate.net/project/A-METROPOLIS-Urbanisation-Modelling-Socio-Environmental-Challenges-and-Geopolical-Issues-of-Metropolisations

 

Site internet présentant le projet


https://pur.hypotheses.org/

Équipe scientifique

Porteur du projet


Yvette VAGUET (Université de Rouen, UMR 6266 IDEES)
Sébastien GADAL (responsable WP4, vulnérabilité)
François MORICONI-EBRARD (responsable WP1, base de données Arcticapolis)

Participants UMR ESPACE


Jean-Louis BALLAIS
Sébastien BRIDIER
Sébastien GADAL
Valentina IGNATYEVA
François MORICONI-EBRARD
Jurate KAMICAITYTE
Walid OUERGHEMMI
Mounir OUKHATTAR
Anne TRICOT
Moisei ZAKHAROV

Partenaires extérieurs


IDEES – UMR 6266
LADYSS – UMR 7533
Lomonosov Moscow State University
North-Eastern Federal University

[2020] RICOCHET / « A la recherche de l’intégration des Connaissances dans l’Observation des CHangements Environnementaux : mise en œuvre d’une recherche-aTelier en Sibérie Orientale (Khamagatta) »

Porteur du projet :
Sébastien Gadal

RICOCHET [2020]

ContratPEPS INEE NOURANAT
Co-contractantCNRS
PEPS de l’INEE 2020
(site de présentation)

Contrats de recherche financés

A la Recherche de l’Intégration des Connaissances dans l’Observation des CHangements Environnementaux : mise en œuvre d’une recherche-aTelier en Sibérien Orientale (Khamagatta)

Programme de recherche porté par Sébastien Gadal (Aix-Marseille Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Jusqu’à très récemment l’observation des effets liés aux changements climatiques sur les territoires arctiques et subarctiques était essentiellement l’apanage des travaux de géoscience (géophysique et climatologie) et ce n’est qu’au cours de la quatrième année polaire internationale (2007-2009) que les travaux de recherches ont commencé à mobiliser les habitants pour accroître les connaissances sur les changements climatiques dans ces régions vulnérables du globe terrestre. Lors de la quatrième année polaire ont ainsi été développées des recherches en collaboration avec les peuples autochtones dans l’idée que les habitants de ces régions aux avant-postes du changement climatique étaient sans doute les mieux placés pour observer ces dynamiques sur le temps de la vie humaine. Ce mouvement en faveur de l’intégration des connaissances locales et expérientielles existe depuis les années 2000 essentiellement dans la zone arctique Ouest (Groenland, Canada, Alaska), en revanche dans la zone arctique Est, en Russie et a fortiori en Sibérie, les démarches collaboratives et participatives pour comprendre l’évolution des changements environnementaux et sociétaux sont quasiment inexistantes (Kontar and al., 2018).

Ces approches posent cependant de nombreuses questions, scientifiques et éthiques. Au niveau scientifique, l’intégration des savoirs locaux constitue une source précieuse d’informations pour l’observation des changements environnementaux et sociaux : lorsque les données sont quasi-inexistantes ou bien lorsque les mesures que l’on peut acquérir dans un temps limité (celui d’un programme de recherche par exemple) ne sont pas suffisantes pour comprendre l’évolution sur le temps long des phénomènes. D’un point de vue éthique (mais aussi scientifique), intégrer les connaissances locales ou vernaculaires nécessite de les reconnaître non comme des connaissances anecdotiques mais comme des systèmes de savoirs sur l’environnement et les territoires, ancrés dans l’expérimentation (Descola P., 2005). On parle alors de savoirs concrets liés à des pratiques (Roué M., 2017, ; Collignon B., 2005). Reconnaître et intégrer les savoirs non-académiques et locaux nécessite alors de construire des modes de production de la recherche où les préoccupations liées aux évolutions sociales, culturelles voire aux vécus humains ne sont pas dissociées des recherches liées à l’évolution des espaces, des paysages naturels et/ou urbains. Cela implique enfin de produire une connaissance où les savoirs locaux prennent place dans le jeu plus global des systèmes d’observation scientifiques de l’espace et l’environnement.

Le terrain choisi, Khamagatta, est une commune de Sibérie Orientale, installée au bord de la Léna au Nord de Iakoutsk, la capitale de la République de Sakha qui accueille une population en pleine croissance de 335 000 habitants. C’est un territoire particulièrement sensible à différents changements majeurs et emblématiques de la fragilité des espaces arctiques : la fonte du pergélisol, l’augmentation des feux de forêts (Janiec et al., 2019), les inondations de débâcle majeures et l’érosion des berges. De nombreuses recherches prévoient une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes (Nakashima et al., 2012 ; Kontar et al., 2018). L’évolution de ces changements associée à une croissance urbaine et démographique rapides ainsi qu’à une planification urbaine qui n’intègre qu’à la marge la question du risque, constituent des facteurs de progression de la vulnérabilité.

Le rapport de ces sociétés à leurs environnements ne saurait toutefois se limiter à la question du risque même si ce point constitue un enjeu majeur. Ainsi dans la culture Iakoute, la Léna occupe une place centrale tant dans l’organisation du territoire, des rythmes de vie (saisonniers) que symboliques. Il remplit des fonctions vitales telles que l’alimentation en eau potable, la liaison avec le reste du territoire (fluvial en été, terrestre en hiver). Voie de communication Nord-Sud de la Sibérie, ses rives accueillent une grande partie des habitats humains : ainsi sur 960 000 personnes que compte la Iakoutie, 630 000 sont installées dans les plaines inondables, un héritage de l’époque soviétique (anciens kolkhozes) au cours duquel ce peuple semi-nomade a été sédentarisé de force sur ces espaces (Filippova and al., 2016). Au niveau spirituel, le rapport à la nature est de type animiste, la Léna est assimilée à un esprit femme et il n’est pas rare de voir posées des offrandes au bord des routes, du fleuve ou au pied des arbres afin d’apaiser cet esprit à la fois nourricier et menaçant.

On est alors amené à se questionner sur les incidences de ces changements environnementaux et sociaux liés au réchauffement climatique sur le système socio-environnemental de ces territoires de l’Arctique sibérien.

C’est au cœur de cette double exigence : l’observation des effets liés aux changements climatiques dans une région de l’arctique russe (Sibérie Orientale) et l’intégration des connaissances académiques et non-académiques que notre projet se situe. Afin d’explorer la complexité de l’évolution des phénomènes (inondations, érosion, fonte du pergélisol et intensification des feux de forêts), nous envisageons de réaliser une démarche inédite en Sibérie, un atelier de cartographie participative avec les habitants en mobilisant plusieurs disciplines de la géographie : l’analyse spatiale et la télédétection, la géomorphologie et la géographie humaine. Ces trois disciplines mobilisent plusieurs types d’échelles géographiques : celles de l’individu, du collectif, de la commune de Khamagatta et de la région de Iakoutsk. Lesquelles s’imbriquent elles-mêmes à plusieurs jeux d’échelles temporelles : les temporalités du vécu humain, à la fois cycliques (avec la débâcle) et saisonnières ; les temporalités longues des évolutions géomorphologiques et les transformations spatiales de l’environnement et des territoires.

Productions


Publications

Sébastien Gadal, Moisei Zakharov, Jurate Kamicaityte. Human perception and environmental risk index modelling with GIS in Yakutsk urban region (North-Eastern Siberia). EUGEO 2021, 8th Congress on the Geography of Europe, Charles University, Jun 2021, Prague, Czech Republic. pp.295. ⟨hal-03275119

Sébastien Gadal, Moisei Zakharov, Jurate Kamicaityte, Antonina Savvinova, Yuri Danilov. Environmental Vulnerability Modeling in the Extensively Urbanized Arctic Center Integrating Remote Sensing, Landscape Mapping, and Local Knowledge. EGU General Assembly 2021, European Geosciences Union, Apr 2021, Göttingen, Germany. pp.16268, ⟨5194/egusphere-egu21-16268⟩. ⟨hal-03201641

Piotr Janiec, Sébastien Gadal. A Comparison of Two Machine Learning Classification Methods for Remote Sensing Predictive Modeling of the Forest Fire in the North-Eastern Siberia. Remote Sensing, MDPI, 2020, 12 (4157), pp.1-20. ⟨3390/rs12244157⟩. ⟨hal-03083192v2⟩

Présentation des projets

https://www.researchgate.net/project/ARCTIC-S-Territorial-Adaptations-of-the-Arctic-to-the-Global-Warming-Globalisation-Environmental-Changes-Development-and-Urbanisation-Geopolitic-Issues

https://www.researchgate.net/project/A-METROPOLIS-Urbanisation-Modelling-Socio-Environmental-Challenges-and-Geopolical-Issues-of-Metropolisations

https://www.researchgate.net/project/GEOINFORMATION-AI-Remote-Sensing-Image-Analysis-Geomatic-Modelling-Geographic-Knowledge-Processing-and-Territorial-Geo-Simulation

Site internet présentant le projet


https://www.researchgate.net/project/RICOCHET-A-la-Recherche-de-lIntegration-des-Connaissances-dans-lObservation-des-CHangements-Environnementaux-mise-en-oeuvre-dune-recherche-aTelier-en-Siberie-Orientale-Khamagatta

Équipe scientifique

Porteur du projet


Sébastien GADAL

Participants UMR ESPACE


Jean-Louis BALLAIS
Sébastien GADAL
Jurate KAMICAITYTE
Anne TRICOT
Moisei ZAKHAROV

Partenaires extérieurs


North-Eastern Federal University

[2020-2019] Cap’Alert / « Cap’Alert – Quel concept pour rendre l’alerte aux populations la plus adaptée en France à l’horizon 2021 ? »

Porteur du projet :
Johnny Douvinet

Cap’Alert [2019-2020]

ContratAppels à projets IHEMI
Co-contractantMinistère de l’intérieur / CHEMI

Contrats de recherche financés

Cap’Alert – Quel concept pour rendre l’alerte aux populations la plus adaptée en France à l’horizon 2021 ?

Programme de recherche porté par Johnny Douvinet (Professeur, Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Cette étude a permis de faire un état des lieux des « bonnes » pratiques dans les systèmes d’alerte qui existent en dehors de la France (Australie, Belgique, Indonésie, USA), d’identifier les besoins et les évolutions à moyen terme que devrait opérer le système français, en vue notamment de la tenue de grands événements d’ampleur internationale (Coupe du monde de Rugby en 2023, Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024), et de formuler une dizaine de recommandations. L’idée est à la fois de tenir compte des évolutions des métiers de la sécurité et des organisations et des besoins des publics cibles, d’autant plus dans une période de transition sociale, écologique, technologique, et qui ne doit pas se traduire par une « double » peine pour des populations déjà fragilisées (ex : populations âgées, zones blanches). L’annonce faite le 24 septembre 2020 par le Ministre de l’Intérieur (solution hydribe CBC/SMS géocalisés) était l’une des pistes discutées, tout comme la nécessité de créer un service d’alerte unique, indépendant, et doté d’une plateforme multicanale et interopérable…

Productions


Équipe scientifique

Porteur du projet


Johnny DOUVINET

Participants UMR ESPACE


Johnny DOUVINET
Esteban BOPP

Partenaires extérieurs


Gilles Martin, Renaud Vidal
(ATRISC)

Karine Weiss, Béatrice Gisclard
(CHROME)

Jean-Claude Condemine (DGSCGC, comité de suivi, Préfet honoraire)

 

 

[2020-2019] ZIP de Fos / « Étude socio-géographique de la desserte de la ZIP de Fos »

Porteur du projet :
Frédéric Audard

ZIP de Fos [2019-2020]

ContratSubventions / Collectivités territoriales
Co-contractantRégion Sud

Contrats de recherche financés

Étude socio-géographique de la desserte de la ZIP de Fos

Programme de recherche porté par Frédéric Audard (Maître de conférences, Aix-Marseille Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


La ZIP de Fos-sur-Mer, comme tous les territoires accueillant des activités, de la population résidente ou des équipements, doit faire face à d’importantes problématiques de mobilité. Ce territoire présente toutefois des spécificités, dans la nature et la répartition des emplois qu’elle concentre. Ces derniers sont répartis sur un territoire très vaste et concernent des populations dont les origines résidentielles sont très variées.

L’objectif de cette étude est de faire un état des lieux précis des possibilités de mobilités proposées aux populations travaillant sur cette zone, tant pour les déplacements domicile-travail que pour les déplacements intra-zone dans la journée de travail pour accéder aux différentes aménités.

Pour répondre à ces objectifs, nous mobiliserons les différentes bases de données publiques disponibles et mettrons ces données en concordance avec les enquêtes déjà réalisées sur cette zone. Nous utiliserons les outils et méthodes de l’analyse spatiale afin de proposer un réaménagement de la zone et une organisation des modes de transports adaptés.

 

Équipe scientifique

Porteur du projet


Frédéric AUDARD

Participants UMR ESPACE


Florian MASSE
Lionel KIEFFER
ESPACE – Aix Marseille Université

Partenaires extérieurs


CEREMA
UCL
CNRS (UMR LAMES et TGIR PROGEDO)

[2020-2019] Évolution climatique / « Cartographie de l’évolution future des conditions climatiques sur le territoire NCA »

Porteur du projet :
Nicolas Martin

Évolution climatique [2019-2020]

ContratCollectivités territoriales
Co-contractantMétropole Nice Côte d’Azur

Contrats de recherche financés

Cartographie de l’évolution future des conditions climatiques sur le territoire NCA

Programme de recherche porté par Nicolas MARTIN (Maître de conférences, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


La métropole Nice Côte d’Azur a besoin d’informations détaillées sur les évolutions climatiques potentielles sur son territoire pour élaborer son PC  AET. L’UMR ESPACE produit donc spécifiquement pour ce besoin des cartes climatiques à 25 m de résolution par downscaling statistique à partir de sorties de modèles climatiques régionaux (ALADIN-Climat et le REGCM4) pour les températures et les précipitations pour 4 périodes temporelles et 3 scénarios RCP. Les résultats montrent une forte hausse des températures d’ici à la fin du siècle dans le RCP 8.5 (+7°C l’été) tandis que l’évolution des précipitations ne montre pas de tendance significative.

Productions


Atlas climatique à construire à partir des 1356 cartes réalisées sur le territoire de la métropole NCA

 

Équipe scientifique

Porteur du projet


Nicolas MARTIN

Participants UMR ESPACE


Nicolas MARTIN
ESPACE-Nice

 

[2020-2018] MedRiver / « Définition d’indicateurs de fonctionnalité écologique pour les rivières à tresses de Méditerranée »

Porteur du projet :
Margot Chapuis

MedRiver [2018-2020]

ContratAppel à projet IDEX JEDI
Co-contractantUniversité Côte d’Azur (UCA)

Contrats de recherche financés

Definition of ecological functionality indicators for Mediterranean braiding rivers

Programme de recherche « Définition d’indicateurs de fonctionnalité écologique pour les rivières à tresses de Méditerranée » porté par Margot Chapuis (Maître de conférences, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

The European Water Framework Directive (WFD) of the European Union aims at improving the quality of European water bodies and resources by 2027. Concerning rivers, a first step is to make a diagnosis of the ecological and chemical “health status” of the rivers, which is then used as a base to restore, if necessary, the degraded water bodies.

However, establishing rigorous criteria to estimate whether a river is in “good health” is challenging. It is especially difficult in the case of braided rivers, which are common in South-East France. Braided rivers are characterized by strong hydrodynamics that induce rapid space-time changes in their morphological pattern and biological content. On the one hand, their rapid changes make them difficult to monitor, while, on the other hand, they generally quickly recover from a disturbance, which may hide their actual “health level”. Therefore, robust diagnosis tools are needed to properly assess the actual ecological status of braided metastable river systems. The MedRiver project aims at developing such tools, specifically targeting braided rivers in a Mediterranean context. Some of these tools already exist, but most are mono-discipline, addressing either the biological, the ecological, or the geomorphological context of the river. We have thus developed an original set of multi-parameter “good status” indicators for braided rivers. One of those new indicators links geomorphic and vegetation pattern evolution. We use it to examine, in historical and remote sensing data, the temporal and spatial evolution of four braided river systems in Southern France (Var, Durance, Bléone, and Drac) and one in Italy (Mareta, Bolzano region) following their restoration which was conducted from 2008 to 2019. Meanwhile, we have also shown that some of the existing indicators (such as BRI* and W*) originally developed on pristine rivers, also apply successfully to channelized braided rivers; they well document river systems evolution subsequent to their restoration. Finally, we have developed another set of indicators that combine geomorphic and ecological parameters (such as aquatic macro invertebrate content, and partly as terrestrial invertebrate content). Those should allow us to examine the spatial and temporal variability of braided river habitats and to quantify the successfulness of river restoration operations (Devreux et al., in prep.).

The new diagnosis tools will ultimately be provided to the river managers to help them plan and prioritize the restoration operations in the Mediterranean braided rivers.

Productions


  • Colloque :
  • Publications

Articles
Devreux et al. (in prep). Changes in the invertebrates community after restoration in an Alpine braided river. Science of the Total Environment.

Lise Devreux, Margot Chapuis, Barbara Belletti (2022). Hydromorphological analysis on restored Alpine braided rivers. Geomorphology, 415, pp.108404. ⟨10.1016/j.geomorph.2022.108404⟩. ⟨hal-03794714⟩

Lise Devreux, Margot Chapuis, Barbara Belletti (2021). EVOLUTION DU TRESSAGE SUITE A DES OPERATIONS DE RESTAURATION SUR DES RIVIERES EN TRESSES. Transport sédimentaire : rivières & barrages réservoirs, Mar 2021, Saclay, France. ⟨hal-02967555⟩ (accepté)

Actes de colloque
Lise Devreux, Margot Chapuis, Barbara Belletti (2022). Évolution du tressage suite à des opérations de restauration sur des rivières en tresses. TSMR : Transport sédimentaire : rivières & barrages réservoirs, Mar 2022, Saclay, France. ⟨hal-03794793⟩

Communications
Lise Devreux, Margot Chapuis, Barbara Belletti (2021). Sampling protocol to study benthic invertebrate community in a restored braided river. Symposium for European Freshwater Sciences, Jul 2021, Dublin (virtual), Ireland. ⟨hal-03344244⟩

Poster
Lise Devreux, Margot Chapuis, Barbara Belletti. Développement d’une nouvelle méthodologie de prélèvements des invertébrés benthiques sur une rivière en tresses restaurée. I.S. Rivers, Jul 2022, Lyon, France. ⟨hal-03794756⟩

  • Partage de données et de méthodologie
    Zenodo : package braidHymo
    Lise Devreux, Lise Vaudor, Sandrine Lallias-Tacon, Barbara Belletti, Mathieu Cassel, Frédéric Liébault, & Margot Chapuis. (2021). braidHymo: Morphometric indices for braided rivers. (v1.0.0). Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.5796184
    Le package braidHymo permet de calculer deux indices morphométriques qui peuvent être appliqués aux rivières en tresses : le Bed Relief Index (Indice du relief du lit ou BRI*) et le W* (largeur de la bande active normalisé). Deux tableaux de données sont inclus dans le package pour aider et visualiser le calcul des indices.
  • Site internet du projet
    (Extrait de Livret academie3, p. 42-43) :

 

Équipe scientifique

Porteur du projet


Margot CHAPUIS

Participants UMR ESPACE


Margot CHAPUIS
Lise DEVREUX
Anne TRICOT

Partenaires extérieurs


Pascale STEICHEN
(Université Côte d’Azur, Laboratoire GREDEG)
Isabelle DOUSSAN
(INRA)