[2022-2019] WIsDHoM / « Wealth inequalities and the dynamics of housing market. Interpreting real-estate market-based regime of spatial inequalities »

Porteurs du projet :
Renaud Le Goix
Correspondants : Loïc Bonneval et Laure Casanova Enault

WIsDHoM [2019-2022]

ContratANR
Co-contractantANR
https://anr.fr/Projet-ANR-18-CE41-0004

Contrats de recherche financés

Wealth inequalities and the dynamics of housing market. Interpreting real-estate market-based regime of spatial inequalities

Programme de recherche « Inégalités patrimoniales et dynamiques du marché du logement : Comprendre le Régime d’Inégalités Spatiales liées au marché immobilier »
porté par Renaud Le Goix (Professeur, Université Paris Diderot – Paris 7, Géographie-cités).

Objectifs du projet


WIsDHoM analyse la croissance des inégalités socio-spatiales dues à l’inflation des prix immobiliers. Dans la majorité des villes, les prix du logement ont crû plus vite que les revenus. L’immobilier est ainsi devenu une composante essentielle des inégalités, les ménages concentrant toujours plus leurs investissements et leur patrimoine dans ce secteur. Un PRC (CES 41, challenge B8, axe 2) est sollicité pour étudier les inégalités de revenu et de patrimoine selon une approche pluridisciplinaire (géographie, aménagement du territoire, histoire, sciences politiques, sociologie, économie) et comprendre le rôle de l’immobilier dans le renforcement des inégalités spatiales et patrimoniales.

WIsDHoM réunit des experts du logement afin d’analyser le caractère systémique des inégalités liées aux dynamiques et au contexte politique et financier du marché français depuis la fin des années 1990. Les agglomérations françaises se distinguent depuis une vingtaine d’années par une hausse durable des prix doublée d’une augmentation régulière du taux de propriétaires. Cette situation qualifiée de « bulle robuste » (Timbeau, 2013) accrédite l’idée d’un nouveau régime de prix élevés (Tutin, 2013b) susceptible d’expliquer la résilience des marchés, paradoxale au vu de la dégradation du pouvoir d’achat des ménages et de la rentabilité des logements locatifs après la crise de 2008. Ce régime articule des facteurs de différents niveaux : nationaux (conditions d’accès au crédit, incitation à l’accession à la propriété, place croissante de la propriété immobilière dans les patrimoines des ménages et comme forme de protection se substituant aux systèmes de protection sociale), et locaux (politiques de stimulation du marché et différenciation spatiale des prix de l’immobilier). L’ambition du projet WIsDHOM consiste à saisir les interactions entre la dynamique locale des prix, les inégalités et les politiques menées. La variabilité des prix des logements, dépendant d’un certain nombre de conditions locales, détermine à la fois le tri social des propriétaires immobiliers, les conditions de (dé)valorisation du patrimoine des ménages, et les opportunités immobilières pour les acteurs locaux, publics ou privés. En retour ces éléments influencent les conditions de marché. C’est l’étude spatialisée de cet effet d’auto-renforcement qui constitue le cœur du projet.

Afin de restituer la spatialisation de ce régime d’inégalités, l’étude s’appuie sur trois cas à trois niveaux de la hiérarchie urbaine : Paris, Lyon et Avignon. L’analyse empirique consiste en une approche multiscalaire pour saisir l’articulation entre les politiques nationales, locales et les stratégies des ménages. Notre programme scientifique se décline en trois axes : 1) une analyse approfondie de la construction sociale des marchés locaux du logement par les acteurs publics et privés dans les trois agglomérations retenues ; 2) L’analyse spatiale des inégalités d’accès à la pierre à partir de bases de données désagrégées (transactions immobilières, fiscalité, crédit immobilier, cadastre) ; 3) Une analyse des stratégies patrimoniales des ménages propriétaires par une enquête réalisée dans nos trois terrains ainsi que par des méthodes d’analyse spatiale mobilisées pour analyser les trajectoires spatiales des patrimoines immobiliers des propriétaires. L’objectif est de mettre en évidence d’une part les processus et les formes d’enrichissement et de vulnérabilisation liées à la propriété immobilière et, d’autre part, la façon dont ces stratégies (réhabilitations de logements, bimby, nimby, etc.) peuvent avoir des répercussions sur les politiques locales de l’habitat. L’expertise pluridisciplinaire de l’équipe en matière d’enquête et de traitement des données géographiques permettra de relever le défi de l’intégration de sources jamais traitées conjointement jusqu’ici.

Productions


Le Goix, R., Casanova Enault, L., Bonneval, L., Le Corre, T., Benites, E., Boulay, G., Kutz, W., Aveline, N., Migozzi, J. and Ysebaert, R. (2020) Housing (In)equity and the Spatial Dynamics of Homeownership in France: A Research Agenda, Tijdschrift voor Economische en Sociale Geografie,  pp. 26 p. DOI: 10.1111/tesg.12460

Site internet présentant le projet de recherche


https://wisdhom.hypotheses.org/

 

Équipe scientifique

Porteurs du projet


Renaud LE GOIX

Correspondants en charge du projet :
Renaud LE GOIX, Professeur, Université Paris Diderot – Paris 7, Géographie-cités
Loïc BONNEVAL, Maître de Conférences, Université Lyon 2, Centre Max Weber,
Laure CASANOVA ENAULT, Maître de Conférences, Avignon Université –ESPACE

Participants UMR ESPACE


Laure CASANOVA ENAULT
Guilhem BOULAY
Mathieu COULON
Antoine PERIS
Pierre LE BRUN

Partenaires extérieurs


CNRS – Géographie-cités, Centre Max Weber, ESPACE

[2022-2019] POPSU / « POPSU Métropoles – Métropole NCA – Création d’un dispositif local de veille, d’observation et d’analyse »

Porteur du projet :
Christine Voiron-Canicio

POPSU [2019-2022]

ContratAides, autre financement public, contrats avec les collectivités territoriales
Co-contractantGIP AIGP / GIP EPAU

Contrats de recherche financés

POPSU Métropoles – Métropole NCA – Création d’un dispositif local de veille, d’observation et d’analyse

Programme de recherche porté par Christine Voiron-Canicio (Professeur, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


La Métropole Nice Côte d’Azur est aujourd’hui face à trois enjeux : la maîtrise de son développement territorial, l’adaptation aux changements environnementaux et sociétaux ainsi que l’attractivité et la « rétentitivité » de ses forces vives. Il s’agit, pour y faire face, d’identifier les leviers pour coupler l’attractivité à la durabilité urbaine et accroître son adaptabilité aux changements futurs. Trois axes sont privilégiés :

  • Améliorer la résilience du territoire métropolitain
  • Renouveler l’attractivité et renforcer la « rétentivité » du territoire pour les jeunes
  • Mieux articuler les systèmes territoriaux en prenant appui sur les interfaces et les complémentarités

Méthodologies


  • Développement de démarches d’évaluation de la résilience territoriale et de la résilience morphologique
  • Développement d’une démarche de résilience environnementale et territoriale sur la ZAE de Carros-Le Broc considérée comme laboratoire d’expérimentation.
  • Géoprospective et géogouvernance
  • Enquêtes, ateliers

Résultats attendus


  • Conceptualisation et opérationnalisation de la résilience territoriale, morphologique et environnementale
  • Diagnostic territorial prospectif : outil d’aide à l’aménagement et à la gestion du territoire métropolitain Nice Côte d’Azur

Productions


  • Publications

Fusco G., Venerandi A., Chaumery C., Dardelet Doya P., « Formes résilientes, urbanisme et métropole », Learning from Nice, collection les Cahiers POPSU, (à paraître)

  • Organisation de colloque et séminaire

Voiron-Canicio C., Emsellem K., Caglioni M., Dutozia J., Venerandi A., Moreno D., 2019, Organisation du Colloque « Préparer la métropole aux changements à venir : les enjeux d’une nouvelle prospective », 19 septembre 2010, Nice

Table ronde « Acteurs du territoire et recherche en SHS. Quelles interactions possibles ? », Journées ODYSSEE Sous les galets, la ville. Quand la recherche parle de Nice des 29 et 30 juin 2022, MSH Sud-Est, Nice. Intervenants : l’Agence d’Urbanisme Azuréenne – Métropole Nice Côte d’Azur et la Direction Départementale des Territoires et de la Mer des Alpes-Maritimes (DDTM06)

  • Communications

Voiron-Canicio C., 2022, « Quelle place pour les activités de fabrication à Nice et dans sa région ? », Colloque Sous les galets, la ville. Quand la recherche parle de Nice. Journées ODYSSEE des 29 et 30 juin 2022, MSH Sud-Est, Nice

Emsellem K., Voiron-Canicio C., Dutozia J., 2020, « Y vivre sans en être ? Les paradoxes des relations entre les jeunes et leur territoire métropolitain. L’exemple de la Métropole Nice Côte d’Azur », Colloque POPSU, Brest 21 octobre 2020

Emsellem K et Voiron-Canicio C., 2020, « Les jeunes et le territoire Métropole Nice Côte d’Azur : être jeune dans un territoire métropolitain ; y vivre aujourd’hui et s’y projeter demain », Revue Transition Intercommunalités, n°254 novembre 2020

Voiron-Canicio C., 2019, « Sur quoi et comment innover en prospective territoriale ? », Colloque « Préparer la métropole aux changements à venir : les enjeux d’une nouvelle prospective », 19 septembre 2010, Nice

Fusco G., 2019, « la résilience des formes urbaines », Colloque « Préparer la métropole aux changements à venir : les enjeux d’une nouvelle prospective », 19 septembre 2010, Nice

  • Cartes postales de POPSU-Métropoles

Collection 1000 doctorants pour les territoires, Assaf E. « les potentialités des interfaces bâti/non bâti » dans une approche de résilience territoriale et environnementale : recherche appliquée aux zones d’activités économiques de la rive droite du var (Alpes-Maritimes)

Carte postale 2020 : G. Fusco « La métropole Nice Côte d’Azur : les atouts et les faiblesses de ses formes urbaines face à des futurs inconnus »

Carte Postale 2021 : C. Voiron-Canicio, « Valorisation d’une interface majeure pour le territoire métropolitain – la ZI de Carros Le Broc »

  • Site internet présentant le projet

https://popsu.archi.fr/projet/metropole-nice-cote-dazur

Équipe scientifique

Porteur du projet


Christine VOIRON-CANICIO

Participants UMR ESPACE


Mattéo CAGLIONI
Karine EMSELLEM
Giovanni FUSCO
Diego MORENO SIERRA
Christine VOIRON-CANICIO
Alessandro VENERANDI
Jérôme DUTOZIA
Eleni ASSAF
David HERNANDEZ
Terence PHILIPPON
Gilles VOIRON

Partenaires extérieurs


Laboratoire Transitions-UCA

Métropole NCA

[2022-2018] RADHY Buëch / « Représentation intégrée des Adaptations individuelles et des Dynamiques HYdrologiques sur le bassin du Buëch »

Porteur du projet :
Christine Voiron-Canicio

RADHY Buëch [2018-2022]

ContratSubventions, autre financement public

 

Co-contractantAgence de l’eau Rhône Méditerranée Corse – Equipes membres ou associées de la ZABR : unité RiverLy (Irstea Lyon), UMR G-EAU (Irstea Montpellier), UMR ESPACE (Université Côte d’Azur)

Contrats de recherche financés

Représentation intégrée des Adaptations individuelles et des Dynamiques HYdrologiques sur le bassin du Buëch

Programme de recherche co-porté par Christine Voiron-Canicio (Professeur, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Le projet de recherche RADHY-Buëch a pour finalité de contribuer à la réflexion sur les futurs possibles et souhaités du bassin du Buëch pour la gestion de l’eau, et de proposer des scénarios d’adaptation locale au risque de sécheresse, en s’appuyant sur deux entrées principales : 1) Les résultats de simulations d’un modèle intégré, prenant en compte l’état de la ressource en eau grâce à une modélisation hydrologique et les décisions d’acteurs dans diverses situations hydrologiques, grâce à un système multi-agents. Cette modélisation, réalisée sur un territoire test du bassin du Buëch et adaptée dans un premier temps uniquement au milieu agricole, permet de simuler des scénarios d’actions qui contribuent à aider la réflexion sur le partage de l’eau en période de tension sur la ressource (Richard, 2020 ; Bonté et al., 2020). 2)  La prise en compte de la perception, par différents types d’acteurs de terrain, du territoire et de son futur face à la problématique de l’eau, contribue à la détermination de scénarios d’adaptation plus globaux. Dans ce deuxième volet de la recherche, porté par ESPACE, les acteurs sollicités sont non seulement les agriculteurs mais aussi des catégories d’acteurs relevant d’autres usages de la ressource en eau (alimentation en eau potable (AEP), hydroélectricité, tourisme, préservation des milieux aquatiques), afin d’avoir une vision globale de la problématique. La confluence des savoirs locaux et experts permet de mettre en lumière des pistes d’adaptation aux changements socio-environnementaux, qui répondent aux préoccupations et souhaits des diverses parties prenantes. Cet aspect de la recherche est conçu dans une démarche de géoprospective (ateliers participatifs, enquêtes et scénarisation des futurs possibles de la ressource et de la gestion de l’eau). Les deux volets du projet sont reliés à un troisième volet intégrateur : un tableau de bord dynamique, conçu comme une plateforme pédagogique rassemblant les résultats du modèle agro-hydrologique et améliorant leur intelligibilité. Les visions des futurs de l’eau par les acteurs du terrain y sont également associées. Lors d’ateliers de restitution des simulations, cet outil permet non seulement la visualisation de la connaissance capitalisée, mais encore les échanges, les discussions, et la mise en débat des enjeux de la gestion globale de l’eau sur le territoire.

Méthodologies


  • Modélisation quantitative hydrologique et modèle multi-agents
  • Modélisation qualitative de type récit (scénarisation des futurs possibles selon la méthode des scénarios territorialisés)
  • Démarche géoprospective associant une enquête socio-spatiale sur la représentation des changements à venir sur le territoire du Buëch, la co-construction de diagnostic prospectif et de scénarios du futur en atelier, un tableau de bord dynamique comme outil de médiation et d’aide à l’action

Résultats


  • Conception d’une nouvelle méthode de géoprospective basée sur des enquêtes
  • Couplage scénario-modèle inédit. La scénarisation des représentations des futurs de l’eau sur le bassin-versant du Buëch et la modélisation agro-hydrologique, d’abord menées parallèlement, sont ensuite mises en regard et interrogées. Le rapprochement des deux visions et leur dialogue sont conduits en atelier réunissant l’équipe scientifique et les acteurs locaux, en s’appuyant sur les connaissances capitalisées tout le long de l’étude, et réunies dans un tableau de bord dynamique. La démarche est double, d’une part, faire comprendre aux non spécialistes de la modélisation, le fonctionnement de l’agro-hydrosystème actuel, et d’autre part, intégrer dans le modèle certains changements futurs imaginés par les usagers de l’eau – nouvelles données climatiques, nouveaux profils de réseaux d’irrigation et d’irrigants, seuils réglementaires, etc. – afin de déceler leurs impacts sur le fonctionnement futur de l’agro-hydrosystème, pour s’y préparer.

Productions


  • Publications

Voiron-Canicio C., Dubus N., Loubier JC., Robiquet Q., Favre P., Favre P., Reichenbach J., 2022, La géoprospective comme aide à la réflexion sur les futurs possibles de l’eau et de sa gestion : exemple d’une recherche en cours dans le bassin-versant du Buëch, revue Géocarrefour [en ligne], 96/2| 2022,  n° thématique « Chercheurs d’eaux au temps des changements globaux », URL : https://journals.openedition.org/geocarrefour/18874

Dubus N., Voiron-Canicio C., Loubier J.-C, Robiquet Q., 2021, RADHY-Buëch : « Vers la construction de scénarios des futurs possibles de la gestion de l’eau dans le bassin du Buëch : approche méthodologique », Séminaire scientifique ZABR – Observation sociale des territoires fluviaux, Lyon, 13 décembre 2021

Bonté B., Barreteau O., Braud I., Voiron-Canicio C., 2021, « Représentation intégrée des adaptations individuelles et des dynamiques hydrologiques sur le bassin du Buëch – Radhy Buëch. Journée eau & Connaissance AERMC, Lyon, le 15 Novembre 2021.

Loubier J.-C., Voiron-Canicio C., Dubus N., Bonté B., Barreteau O., Braud I., Richard B., Robiquet Q., 2020, « Modéliser et co-construire pour une meilleure gestion de l’eau », Conférence Smart Water 2020, Verbier, Suisse, Octobre 2020.

Robiquet Q., 2020, « Les futurs possibles de la gestion de l’eau dans le bassin du Buëch, co-construction et géoprospective », Mémoire de stage M2, UMR 7300 ESPACE, Master GEOPRospective, Aménagement et Durabilité des territoires, Université Côte d’Azur, Nice, 113 p.

Bonté B.,  Barreteau O., Richard B., Braud I., Voiron-Canicio C., Dubus N., Loubier J-C., Robiquet Q., 2020, « Coupler modèles hydrologiques distribués et modèles multi-agents: l’expérience du Buech (ZA Bassin du Rhône) », Communication orale au 5e colloque des Zones Ateliers – CNRS, 2000-2020, 20 ans de recherche du Réseau des Zones Ateliers. Du 3 au 5 Novembre 2020, en ligne. Enregistrement disponible : RTRMD. (2020, 4 novembre). Coupler modèles hydrologiques distribués et modèles multi-agents: l’expérience du Buech. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/105219

  • Site internet présentant le projet

http://vlhgislab.hevs.ch:8081/

Équipe scientifique

Porteur du projet


Christine VOIRON-CANICIO

Participants UMR ESPACE


Nathalie DUBUS
Jean-Christophe LOUBIER (HES SO Valais, membre associé à ESPACE)
Christine VOIRON-CANICIO

Partenaires extérieurs


Bruno BONTÉ
Olivier BARRETEAU
(G-EAU)

Isabelle BRAUD
Eric SAUQUET
(Ryverly)

Julien REICHENBACH
Pascal FAVRE
(HES SO Valais)

[2021-2019] MODESTE / « MObilité DEcarbonnée : un Système Territorialisé »

Porteur du projet :
Christine Voiron-Canicio

MODESTE [2019-2021]

ContratAides, autre financement public

 

Co-contractantADEME,
EDF-EIFER,
Port Camargue

Contrats de recherche financés

MObilité DEcarbonnée : un Système Territorialisé

Programme de recherche co-porté par laboratoire EIFER-EDF et Christine Voiron Canicio (Professeur, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Ce projet fait suite au projet CATIMINI coordonné par EIFER en partenariat avec l’UMR ESPACE, qui visait à définir les potentiels locaux de basculement vers la mobilité électrique (batterie et hydrogène) pour les usagers particuliers. Il prolonge l’étude de la diffusion des mobilités à faibles émissions en ciblant la mobilité lourde des collectivités et des entreprises en Occitanie et compare l’adéquation de trois types de carburants : le bioGNV, l’électrique batterie et l’hydrogène aux besoins et aux potentialités des territoires.

Méthodologies


  • Enquêtes auprès des entreprises et des grands acteurs
  • Modélisation du système territorialisé reproductible à d’autres territoires
  • Système expert à destination des collectivités et des entreprises

Résultats


Trois axes de travail ont été développés en synergie.
Dans un premier temps, une enquête auprès d’acteurs institutionnels et économiques locaux a été menée, visant à connaître les besoins selon une typologie d’établissements.
Dans un deuxième temps, une analyse environnementalo-technico-économique décrivant les caractéristiques aussi bien techniques (TCO et facteurs d’émissions) que territoriales (projets, potentiels ENR) a permis de déterminer les capacités de réponse aux besoins de mobilité.
Enfin, une méthode basée sur un système expert propose d’automatiser et généraliser les résultats obtenus dans les deux axes précédents. A la différence de CATIMINI, le parti retenu dans le système expert de MODESTE n’est pas d’évaluer le territoire mais de comparer les énergies décarbonées sur un même territoire. Plus précisément, l’objectif n’est pas de donner un score global à un territoire, comme c’était le cas avec le système expert de CATIMINI, mais de donner un score aux différentes énergies en fonction de leur adéquation aux besoins de la collectivité concernée, et de ses caractéristiques (besoins de véhicules, production énergétique, etc.).

De plus, l’une des spécificités du système MODESTE par rapport au système CATIMINI est de ne pas s’arrêter aux limites administratives communales, tant pour les données que pour les analyses, mais de procéder à des calculs et à des analyses spatiales, à 10, 20 ou 30 km autour de la commune de référence, pour certaines variables. L’outil a été appliqué à des cas d’étude génériques, issus de l’analyse territoriale.

Les travaux conduits dans ce projet MODESTE ont mis en lumière nombre de caractéristiques majeures pour la compréhension des besoins des utilisateurs de véhicules d’entreprises et véhicules lourds et offrant des outils pour répliquer la méthode au sein des territoires, dans une démarche d’aide à la décision.

Productions


  • Rapport final et outil expert en libre accès sur le site internet dédié :

https://www.geomobinn.fr/etude-modeste/

  • Publications

Voiron G. 2020, « La diffusion des véhicules électriques dans les entreprises et les logements collectifs : les apports des projets CATIMINI et MODESTE », Workshop du pôle de compétitivité Capenergies, Sophia-Antipolis, janvier 2020.

  • Site internet présentant le projet

www.geomobinn.fr/etude-modeste/

 

Équipe scientifique

Porteur du projet


laboratoire EIFER-EDF
Christine VOIRON-CANICIO (UMR ESPACE)

Participants UMR ESPACE


Christine VOIRON-CANICIO
Gilles VOIRON

Partenaires extérieurs


Elise NIMAL, Camille PAYRE, Andreas HUBER, Marie SEVENET
(équipe EDF/EIFER)

Michel CAVAILLES
(Directeur de Port Camargue)

[2021-2018] INVEST / « INVEStissement public local et Systèmes Territoriaux : développement durable, collectivités locales et soutenabilité financière »

Porteur du projet :
Ludovic Halbert

INVEST [2018-2023]

ContratContrat national
Co-contractantANR

Contrats de recherche financés

INVEST : INVEStissement public local et Systèmes Territoriaux : développement durable, collectivités locales et soutenabilité financière

Programme de recherche porté par Ludovic Halbert (Chargé de recherche CNRS, LATTS)

Objectifs du projet


InveST analyse la mise en œuvre de l’injonction au développement durable dans l’action publique territoriale dans un contexte de renforcement de la rigueur financière. Deux hypothèses seront examinées. La première énonce que les rationalités, instruments et pratiques associés à la rigueur financière pèsent sur la sélection des priorités et le contenu de l’action publique territoriale en matière de durabilité ; et la seconde que l’action publique territoriale sous contrainte financière contribue à l’accentuation des disparités socio-spatiales entre et au sein des territoires. Le projet testera ces hypothèses dans la perspective de dépasser le verrou scientifique constitué par l’insuffisante prise en compte par la littérature des contraintes et opportunités politico-économiques dans lesquelles s’inscrivent les politiques de durabilité des systèmes territoriaux. Les travaux en sciences sociales portant sur le rôle des collectivités locales dans les politiques de durabilité et ceux envisageant les conséquences de la rigueur financière sur l’action publique territoriale restent en effet largement cloisonnés, empêchant d’analyser les articulations entre durabilité et rigueur financière. Pour lever ce verrou, nous porterons l’attention sur les pratiques financières et les relations de pouvoir traversant les processus de mise en durabilité. Cela nous permettra de qualifier le rôle de la rigueur dans la transformation des agendas politiques, des objectifs et des conditions de production de l’action publique de la durabilité. L’une des originalités du projet consistera à prendre en compte la diversité des configurations territoriales et des spécificités des différents domaines d’action publique étudiés.

Productions


Équipe scientifique

Porteur du projet


Ludovic HALBERT

Participants UMR ESPACE


Guilhem BOULAY

Partenaires extérieurs


Univ. Marne-la-Vallée / Univ. Créteil, Ecole des Mines/ISIGE, Avignon Université, Univ. Perpignan, AMU, CNRS
UMR LATTS, EA Lab’urbanisme, UMR ESPACE, UMR TELEMME, UR CDED

 

 

[2021-2015] ANR PUR / « Polar Urban Centers »

Porteur du projet :
Yvette Vaguet, dont
Sébastien Gadal (WP4) et François Moriconi-Ebrard (WP1)

PUR [2015-2021]

ContratANR
Co-contractanthttps://anr.fr/Projet-ANR-15-CE22-0006

Contrats de recherche financés

ANR PUR / Polar Urban Centers

Programme de recherche porté par Yvette Vaguet (Université de Rouen, UMR 6266 IDEES), où Sébastien Gadal (Aix-Marseille Université, UMR 7300 ESPACE) est responsable du WP4 (Vulnérabilités) et François Moriconi-Ebrard (CNRS) est responsable du WP1 (base de données Arctipolis)

Objectifs du projet


Ce projet a pour objectif scientifique d’apporter de la connaissance sur la ville avec un angle original, celui de la ville arctique. En particulier, il conviendra de clarifier la question de savoir s’il est légitime de parler de villes arctiques sans plonger dans un déterminisme latitudinal. Autrement dit, peut-on identifier d’autres dénominateurs communs pour légitimer une appellation se référant d’abord aux contraintes zonales ? Ne convient-il pas d’apporter des nuances basées sur le processus d’urbanisation, la mobilité des populations et le degré d’appropriation territoriale ? L’objet de recherche est en soi d’une grande originalité au niveau national et international. Compte tenu des enjeux liés au développement à venir de la zone circumpolaire, le projet offre un grand potentiel d’avancée. La communauté scientifique internationale commence seulement à ressentir le besoin de recherches sur la ville boréale comme objet de recherche (2012, First International Conference on Urbanisation in the Arctic, Groenland). En 2014, un consortium de géographes américains s’est vu attribuer une subvention de la National Science Foundation (NSF) afin de construire un réseau de recherche pour la promotion de la ville durable en Arctique russe.

La population boréale, évaluée à près de 4 millions d’habitants, est d’ores et déjà majoritairement urbaine présentant des taux d’urbanisation supérieurs à celui de la planète (52%, source : Banque mondiale) et supérieurs au reste de leurs territoires nationaux. C’est le cas en Russie, pour sept des dix districts fédéraux septentrionaux qui présentent les maximas de la zone polaire (ex : Magadan, 95,6%). On observe une croissance à la fois du nombre de villes arctiques et de leur poids démographique et économique.  Cette tendance se renforcera par les effets conjugués de l’accroissement naturel, des migrations régionales et transnationales stimulées par le développement de l’exploitation des ressources naturelles et du trafic maritime, eux-mêmes stimulés par le changement climatique. Cependant, le renouvellement du peuplement, dans un cadre essentiellement urbain, créée-t-il une identité nouvelle ?  Un sentiment d’attachement à ces espaces pionniers ? Dans un contexte de faible densité, sommes-nous en présence de l’émergence de villes- îles, mieux reliées au centre national, souvent non polaire, qu’elles ne le sont entre elles ou avec leur espace régional ?

Ce projet nécessite de commencer par (ou plutôt revenir à) la définition de la ville. Celle-ci fait bien souvent appel à des critères quantitatifs : seuil de population, continuité du bâti, seuil maximum d’actifs relevant du secteur primaire, pour ne citer que les plus usuels. Ceux-ci sont éventuellement complétés par le profil économique, l’aire d’influence de la ville… Ils sont présents dans la définition issue de la Conférence de Prague (1966) et celles des appareils statistiques nationaux sur lesquelles s’appuie la Banque Mondiale. Cependant, à ceux-ci font écho d’autres critères plus qualitatifs concernant le mode de vie et l’ancrage territorial des habitants. Ces définitions découlent de longs et fructueux travaux menés sous les latitudes moyennes et/ou tropicales. Les hautes latitudes sont le théâtre de la tendance globale forte de l’urbanisation mais celle-ci y est encore très récente et correspond mal à nos modèles usuels – notamment dans la différence entre l’urbain et le rural. Le bassin arctique, de par sa dimension internationale, présente une pluralité de définitions de l’urbain qui constitue en soi un handicap pour une compréhension régionale du phénomène. Le projet partira d’un inventaire des lieux habités pour analyser leur dynamique démographique sur le long terme et aboutir à une réflexion sur l’urbain. L’approche comparative du fait urbain en Arctique permettra d’interroger la ville boréale, de l’échelle du bassin arctique au zoom sur quelques villes-tests.  Le projet comporte deux questionnements croisés : a) ville durable et b) mobilité des populations.

Thème Ville durable : la ville polaire est-elle soutenable ? Elle est à risque parce que souvent intégrée dans l’espace mondial comme périphérie extractive, son existence au-delà des réserves de la ressource naturelle se pose en termes brûlants. La nouvelle donne climatique l’expose à des risques majeurs (fonte du permafrost, inondation fluviale ou marine). Malgré ce contexte partagé, il existe une inégalité de dynamisme des territoires urbains qui questionne les gouvernances et les déséquilibres spatiaux. Il s’agit ici d’une analyse prospective de l’adaptabilité et de la vulnérabilité des structures urbaines au double enjeu du changement climatique et des mutations sociologiques majeures. Il faut interroger la capacité des Pôles URbains à se maintenir, notamment en diversifiant leur économie et en s’assurant de l’appropriation territoriale de leur population. Les questions d’intégration socio-spatiale des néo-urbains et du « racinement » polaire des résidents, notamment la qualité de vie, la santé et le bien-être en ville polaire constituent les éléments clef de la ville durable. En Arctique, ce thème est désormais une question prioritaire pour les populations, les gouvernements locaux, régionaux et tutélaires.

Thème Mobilité & Identité :  Considérant l’urbanisation comme la mise en espace de la somme de quêtes individuelles de nouvelles opportunités, la ville s’affiche comme un pré-requis au développement.  Il en découle l’hypothèse forte que les villes concentrent des populations jeunes et mobiles, voire « fluides » (on y vient pour travailler mais on ne s’y fixe pas à long terme) laquelle demande à être documentée.  Les « transmigrances intrapolaires », les mobilités « Nord-Grands Nords » ainsi que les apports extrapolaires (Sud – (Grands) Nord(s)) forment un volet souvent non traité. Une mobilité à plusieurs échelles intègre les enjeux de la mondialisation dans la question urbaine polaire avec des migrations croisées : infranationales, intra- européennes, eurasiatiques nord-américaines ou mondiales (thaïlandais à Kiruna et Yellowknife, sub- sahariens à Hammerfest, ukrainiens à Noïabrsk, mexicaine à Fairbanks, somaliens à Inuvik…).

Productions


Publications

Sébastien Gadal, Moisei Ivanovich Zakharov, Jūratė Kamičaitytė. Territorialisation, Urbanisation, and Economic Development in the Russian Arctic: Energy Issues. Valery I. Salygin. Energy of the Russian Arctic. Ideals and Realities, Springer Nature Singapore, pp.441-458, 2022, 978-981-19-2816-1. ⟨10.1007/978-981-19-2817-8_23⟩. ⟨hal-03736971

Sébastien Gadal, Mounir Oukhattar, Jūratė Kamičaitytė, Moisei Zakharov, Walid Ouerghemmi, et al.. Multiscale and multi-temporal modelling of urban change structures in the Subarctic East Siberian metropolis of Yakutsk. XXIX Conference of the International Seminar on Urban Form: Urban Redevelopment and Revitalisation A Multidisciplinary Perspective, University of Lodz; Cracow University of Technology,; Lodz University of Technology, Sep 2022, Łódź, Poland. ⟨hal-03787176

Kirill Obutov, Moisei Ivanovich Zakharov, Sébastien Gadal, Antonina Savvinova. Изменение земельного покрова и его прогнозирование, на территориях традиционного землепользования эвенков южной Якутии по данным дистанционного зондирования. География и краеведение в якутии и сопредельных территориях сибири и дальнего востока (Geography and Local History in Yakutia and Neighboring Territories of Far East Siberia ), North-Eastern Federal University, Mar 2022, Yakutsk, Russia. ⟨hal-03622243

Sébastien Gadal, Mounir Oukhattar, Jūratė Kamičaitytė, Moisei Zakharov, W. Ouerghemmi. Spatial modelling of the Arctic metapolis: Yakutsk. GIS for Digital Development 2021: Application of GIS and Remote Sensing in Science and Management, North Eastern Federal University, Dec 2021, Yakutsk, Russia. ⟨hal-03502208⟩

Nikolai Bobylev, Sébastien Gadal, Valery Konyshev, Maria Lagutina, Alexander Sergunin. Building Urban Climate Change Adaptation Strategies: The Case of Russian Arctic Cities. Weather, Climate, and Society, American Meteorological Society, 2021, 13 (4), pp.875-884. ⟨1175/WCAS-D-21-0004.1⟩. ⟨hal-03313126⟩

Moisei Ivanovich Zakharov, Mikhail Cherosov, Elena Troeva, Sébastien Gadal. Применение методов геоинформационного моделирования для изучения пространственной структуры растительного покрова Орулганской среднегорной ландшафтной провинции (Северо-Восточная Якутия). 20-летию Ботанического сада: Роль ботанических садов в сохранении и обогащении природной и культурной флоры (20th anniversary of the Botanical Garden: The role of botanical gardens in the conservation and enrichment of natural and cultural flora), North-Easten Federal University, Jul 2021, Yakutsk, Russia. pp.122-129. ⟨hal-03622028⟩

Sébastien Gadal. Arctiques et subarctiques sibérien : enjeux croisés de développement. Séminaires de l’institut français de Suède, Institut français de Suède, Jun 2020, Online streaming, Suède. ⟨halshs-02861204⟩

Sébastien Gadal, Moisei Ivanovich Zakharov. A joint French-Russian approach on the issues of human security and adaptation of global warming in the Russian Siberian Arctic. Example of permafrost, risk exposure, and urban development in Yakutia. 9th Russian-Chinese Academic Meeting on the Arctic issues, Saint-Petersburg State University; Ocean University of China, Dec 2020, Online, Russia. ⟨hal-03038133

Sébastien Gadal. Territorial development in the Arctic zone of North-East Russia Example of Verkhoyansky ulus, Republic of Sakha (Yakutia): Территориальное развитие в Арктической зоне Северо-Востока России. Пример Верхоянского улуса Республики Саха (Якутия). Государственное управление и развитие России: глобальные угрозы и структурные изменения: Особенности социальной сферы Арктики: состояние, развитие, управление, RANEPA, May 2020, Online streaming, Russia. ⟨hal-02616815

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Multi-Level Morphometric Characterization of Built-up Areas and Change Detection in Siberian Sub-Arctic Urban Area: Yakutsk. ISPRS International Journal of Geo-Information, MDPI, 2019, 8 (3), pp.129. ⟨3390/ijgi8030129⟩. ⟨hal-02056619

Sébastien Gadal, Valentina Ignatyeva. Альтернативные источники энергии как составляющая устойчивого развития Арктических регионов: (Alternative energy sources as part of sustainable development in the Arctic regions). Государственное управление и развитие России: Национальные цели. Арктические регионы России. Роль национальных проектов в формировании устойчивого развития, 1, Издательский дом « Научная библиотека », pp.732-742, 2020, 978-5-907242-27-2. ⟨hal-02546447⟩

Moisei Zakharov, Yuri Danilov, Sébastien Gadal. Особенности дешифрирования урбанизированных территорий северных городов по спутниковым снимкам landsat на примере г. Якутск. Meridian , Издательство ИП Осенина Ирина Леонтьевна, 2019, Холод как преимущество. Города и криолитозона: традиции, инновации, креативность (« Cold as an advantage. Cities and Cryolitozone: traditions, innovations, creativity »), 20 (2), pp.131-133. ⟨hal-02471730

Vilena Efremova, Yuri Danilov, Sébastien Gadal. Заторные наводнения на реке лена на территории городского округа Г. Якутск. Meridian , Издательство ИП Осенина Ирина Леонтьевна, 2019, « Холод как преимущество. Города и криолитозона: традиции, инновации, креативность » (« Cold as an advantage. Cities and Cryolitozone: traditions, innovations, creativity »), 20 (2), pp.113-118. ⟨hal-02471752

Sébastien Gadal. Issues of the Arctic development in the Far East (Russia). Northern Forum: 8eme Russian-Chinese Workshop on Interaction in the Arctic, Northem Sustainable Development Forum, Government of Sakha’s Republic, Russian Federation, North Eastern Federal University, Saint-Petersburg State University, Sep 2019, Yakutsk, Russia. ⟨hal-02304041⟩

Sébastien Gadal. Geographic and Geomatic challenges in the Russian Arctic: Data issues for the territorial knowledge and development. Adaptation of people in the North and the Arctic, State Government Agency Yamalo-Nenets Autonomous Region; Research Center for Study the Arctic; Saint-Petersburg State University, Sep 2019, Nadym, Russia. ⟨hal-02281141⟩

Valentina Ignatyeva, Sébastien Gadal. Alternative energy sources in the Russian Arctic as a key element for regional geoeconomic development and sustainability. 4e Journée Scientifique de l’Ecole Doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés », Jun 2019, Aix-en-Provence, France. ⟨hal-02183186⟩

Moisei Ivanovich Zakharov, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Sustainability of landscapes in the zone of the current distribution of permafrost. 4e Journée Scientifique de l’Ecole Doctorale 355 « Espaces, Cultures, Sociétés », Jun 2019, Aix-en-Provence, France. 2019. ⟨hal-02157311

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Knowledge Models and Image Processing Analysis in Remote Sensing: Examples of Yakutsk (Russia) and Kaunas (Lithuania). 5th International Conference on Geographical Information Systems Theory, Applications and Management, INSTICC; University of Crete; IEEE GRSS; ACM SIGSPATIAL, May 2019, Heraklion, Greece. pp.282-288, ⟨10.5220/0007752202820288⟩. ⟨hal-02120100

Valentina Ignatyeva, Sébastien Gadal. Альтернативные источники энергии – как составляющая устойчивого развития Арктических регионов. Arctic regions of Russia: the role of national projects in the formation of sustainable development leaders, May 2019, Moscow, Russia. ⟨hal-02183223⟩

Sébastien Gadal. Multi-Temporal multi-scalar modelling of the dynamics of urban landscape changes by remote sensing. GIS Yakutsk 2019: GIS for Digital Development, NEFU, Apr 2019, Yakutsk, Russia. ⟨hal-02098320

Pior Janiec, Sébastien Gadal, Svetlana Ivanova. Геоинформационное моделирование риска лесных пожаров в Республике Саха (Якутия). Успехи современного естествознания (Advances in Current Natural Sciences), 2019, pp.37-42. ⟨17513/use.37237⟩. ⟨hal-02408358⟩

Piotr Janiec, Sébastien Gadal. Long-Term Geoinformation Modeling Wildfire Risk in Republic of Sakha (Yakutia) (Russian Federation). 25-летию химического отделения и 5-летию Института естественных наук Часть II. Современные эколого-географические исследования в Якутии, NEFU, Nov 2018, Yakutsk, Russia. pp.118-120. ⟨hal-02164318⟩

Anne Tricot, Marquisar Jean-Jacques, Jean-Louis Ballais, Sébastien Gadal. L’intégration de connaissances locales au cours d’une expérience de cartographie collective : retour sur l’atelier de Khamagatta (Sibérie Orientale). « Cartes mentales : quelles méthodologies pour aborder les représentations socio-spatiales ? », 3e journées du réseau Cartotête, Oct 2018, Besançon, France. ⟨halshs-03152356

Sébastien Gadal. The Subarctic City: Metropolitisation, Abandoned Towns and Increases of Risk Vulnerabilities. International Forum « The Arctic: society, science and law », SPSU, Oct 2018, Saint-Petersburg, Russia. ⟨hal-01915731⟩

Anne Péné-Annette, Jūratė Kamičaitytė-Virbašienė, Sébastien Gadal. Emerging cities in pioneer mining fronts: the examples of Guyana Plateau and Yakutia (Siberia) . 2018 IGU Urban Commission Annual Meeting Urban Challenges in a complex World – Key factors for urban growth and decline, Aug 2018, Montreal, Canada. ⟨hal-01858545

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi, Anne Tricot, Jean-Louis Ballais. Enjeux de connaissance et circulation des savoirs scientifiques, experts et « citoyens » en Sibérie orientale : le cas de Iakoutsk. Géopoint 2018 « Espaces citoyens. Sciences de l’espace et politique », Université d’Avignon, UMR ESPACE, Jun 2018, Avignon, France. ⟨hal-01815698⟩

Sébastien Gadal. Resilience and Adaptation: Monitoring Urban Changes in the Context of Risk Exposures, Climate and Societal Changes (Yakutia). UGI: Practical Geography and XXI Century Challenges, Academy of Science, Jun 2018, Moscow, Russia. pp.91. ⟨hal-01813091

Sébastien Gadal, Walid Ouerghemmi. Multi-Level Morphometric Characterisation of Built-ups in Siberian Sub-Arctic Urban Area: Yakutsk. GEOBIA 2018: From pixels to ecosystems and global sustainability, Jun 2018, Montpellier, France. ⟨hal-01826892

Sébastien Gadal. Territorial Integration Issues in Siberian Arctic in the Context of Globalisation and Climate Changes: Example of Yakutia. Государственное управление и развитие России: вызовы и возможности – Public Administration and Development of Russia: Challenges and Opportunities, The Russian Presidential Academy for the Economy and the Public Administration, May 2018, Moscow, Russia. ⟨hal-01816169⟩

Sébastien Gadal. State, Region and Community-Driven Strategies in Russian’s Arctic: Some Case studies. Arctic Circle 2018 – Arctic Hub: Building Dynamic Economies and Sustainable Communities in the North, Government of Faroe Islands, May 2018, Torshsavn, Denmark. ⟨hal-01816170

Sébastien Gadal. Enjeux et transition énergétique en Arctique russe. Urbanisations, énergies renouvelables et nucléarisation. Atelier DUREE : Urbanisation, ruralisation et consommation d’énergie, Université Paris Diderot Paris 7 -Université Paris 13 Paris Nord – IFSTTAR – PLEIADE – LIED -CESSMA, Nov 2017, Paris, France. ⟨hal-01817047⟩

Anne Péné-Annette, Sébastien Gadal, Jurate Kamicaityte-Virbasiene. Pioneering Cities of Mining: Comparison of the Eastern Venezuela and Eastern Siberia. Antonio Angelo Martins da Fonseca, Antonio Puentes, Brais Estévez Vilariño. Digital Cities and Spatial Justice, pp.135-145, 2017, 978-84-697-4984-5. ⟨hal-01584550

Romain Rollot, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Remote sensing and GIS’S multi-criteria analysis of urban flooding debacle exposure of Yakutsk (Lena River, Russia). Арктика XXI век: Естественные науки, North Eastern Federal University, 2016, 5 (2), pp.5-13. ⟨hal-01349833⟩

Sébastien Gadal. Metropolisation, urbanisation and flood debacle modeling exposures of Yakutsk (Russia). French-Nordic event: The Urban Arctic, Ambassade de France en Suède – University of Umea, Jun 2016, Umea, Sweden. ⟨hal-01820157⟩

Romain Rollot, Jean-Louis Ballais, Sébastien Gadal, Yuri Danilov. Le risque d’inondation de débâcle et le réchauffement climatique à Yakoutsk (Russie). Geo-Eco-Trop, 2017, 41 (3), pp.463 – 477. ⟨hal-01701061

Sébastien Gadal, Florian Eyraud, Mikhaïl Prisyazhniy. Post-soviet geo-demographic dynamics and metropolisation processes in the Republic of Sakha (Russian Federation). АРКТИКА. XXI век. Гуманитарные науки, North Eastern Federal University, 2016, 7 (1), pp.4-17. ⟨hal-01359706

Sébastien Gadal. Urbanités post-soviétiques, urbanités arctiques : Métropolisations russes arctiques dans le double contexte de la mondialisation et du changement climatique. Journée exploratoire : Art contemporain, environnement, recherche, Syndicat potentiel, May 2015, Strasbourg, France. ⟨hal-01817292⟩

Références de projets

https://www.researchgate.net/project/ARCTIC-S-Territorial-Adaptations-of-the-Arctic-to-the-Global-Warming-Globalisation-Environmental-Changes-Development-and-Urbanisation-Geopolitic-Issues

https://www.researchgate.net/project/A-METROPOLIS-Urbanisation-Modelling-Socio-Environmental-Challenges-and-Geopolical-Issues-of-Metropolisations

 

Site internet présentant le projet


https://pur.hypotheses.org/

Équipe scientifique

Porteur du projet


Yvette VAGUET (Université de Rouen, UMR 6266 IDEES)
Sébastien GADAL (responsable WP4, vulnérabilité)
François MORICONI-EBRARD (responsable WP1, base de données Arcticapolis)

Participants UMR ESPACE


Jean-Louis BALLAIS
Sébastien BRIDIER
Sébastien GADAL
Valentina IGNATYEVA
François MORICONI-EBRARD
Jurate KAMICAITYTE
Walid OUERGHEMMI
Mounir OUKHATTAR
Anne TRICOT
Moisei ZAKHAROV

Partenaires extérieurs


IDEES – UMR 6266
LADYSS – UMR 7533
Lomonosov Moscow State University
North-Eastern Federal University

[2020] NUMIMMO 2 / « Journée d’étude « Numérique et immobilier » »

Porteur du projet :
Guilhem Boulay

NUMIMMO 2 [2020]

ContratAppel à projet interne
Co-contractantFR AGORANTIC

Contrats de recherche financés

NUMIMMO 2 – Journée d’étude « Numérique et immobilier »

Programme de recherche porté par Guilhem Boulay (Maître de conférences, Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Pour sa deuxième édition, la journée d’études NUMIMMO poursuit pour son objectif de faciliter les échanges entre chercheurs et praticiens autour des nombreux enjeux de la numérisation de l’immobilier. Mêlant disciplines différentes et milieux professionnels variés, ces journées sont ouvertes à toutes les personnes dont les problématiques de recherche ou les missions professionnelles sont concernées de près ou de loin par ce secteur en plein essor.

Concomitamment à l’essor du marché immobilier depuis une vingtaine d’années, l’émergence de nouveaux acteurs ou l’explosion des données numériques ont en effet bouleversé de nombreux champs annexes à l’immobilier stricto sensu : l’urbanisme et l’aménagement, la gouvernance locale, voire le marketing et les modèles économiques des entreprises. NUMIMMO 2 abordera ces enjeux à travers quelques grandes questions transversales : disponibilité et qualité des données web, impact des données et de leurs méthodes de traitement sur la production urbaine, performativité économique des estimations de prix.

Productions


  • Webinaire le 12/11/2020
    (en remplacement du séminaire en présentiel initialement prévu)
Équipe scientifique

Porteur du projet


Guilhem BOULAY

Participants UMR ESPACE


Guilhem BOULAY
Laure CASANOVA ENAULT
Didier JOSSELIN
Mathieu COULON
Pierre LE BRUN

 

 

[2020] RICOCHET / « A la recherche de l’intégration des Connaissances dans l’Observation des CHangements Environnementaux : mise en œuvre d’une recherche-aTelier en Sibérie Orientale (Khamagatta) »

Porteur du projet :
Sébastien Gadal

RICOCHET [2020]

ContratPEPS INEE NOURANAT
Co-contractantCNRS
PEPS de l’INEE 2020
(site de présentation)

Contrats de recherche financés

A la Recherche de l’Intégration des Connaissances dans l’Observation des CHangements Environnementaux : mise en œuvre d’une recherche-aTelier en Sibérien Orientale (Khamagatta)

Programme de recherche porté par Sébastien Gadal (Aix-Marseille Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Jusqu’à très récemment l’observation des effets liés aux changements climatiques sur les territoires arctiques et subarctiques était essentiellement l’apanage des travaux de géoscience (géophysique et climatologie) et ce n’est qu’au cours de la quatrième année polaire internationale (2007-2009) que les travaux de recherches ont commencé à mobiliser les habitants pour accroître les connaissances sur les changements climatiques dans ces régions vulnérables du globe terrestre. Lors de la quatrième année polaire ont ainsi été développées des recherches en collaboration avec les peuples autochtones dans l’idée que les habitants de ces régions aux avant-postes du changement climatique étaient sans doute les mieux placés pour observer ces dynamiques sur le temps de la vie humaine. Ce mouvement en faveur de l’intégration des connaissances locales et expérientielles existe depuis les années 2000 essentiellement dans la zone arctique Ouest (Groenland, Canada, Alaska), en revanche dans la zone arctique Est, en Russie et a fortiori en Sibérie, les démarches collaboratives et participatives pour comprendre l’évolution des changements environnementaux et sociétaux sont quasiment inexistantes (Kontar and al., 2018).

Ces approches posent cependant de nombreuses questions, scientifiques et éthiques. Au niveau scientifique, l’intégration des savoirs locaux constitue une source précieuse d’informations pour l’observation des changements environnementaux et sociaux : lorsque les données sont quasi-inexistantes ou bien lorsque les mesures que l’on peut acquérir dans un temps limité (celui d’un programme de recherche par exemple) ne sont pas suffisantes pour comprendre l’évolution sur le temps long des phénomènes. D’un point de vue éthique (mais aussi scientifique), intégrer les connaissances locales ou vernaculaires nécessite de les reconnaître non comme des connaissances anecdotiques mais comme des systèmes de savoirs sur l’environnement et les territoires, ancrés dans l’expérimentation (Descola P., 2005). On parle alors de savoirs concrets liés à des pratiques (Roué M., 2017, ; Collignon B., 2005). Reconnaître et intégrer les savoirs non-académiques et locaux nécessite alors de construire des modes de production de la recherche où les préoccupations liées aux évolutions sociales, culturelles voire aux vécus humains ne sont pas dissociées des recherches liées à l’évolution des espaces, des paysages naturels et/ou urbains. Cela implique enfin de produire une connaissance où les savoirs locaux prennent place dans le jeu plus global des systèmes d’observation scientifiques de l’espace et l’environnement.

Le terrain choisi, Khamagatta, est une commune de Sibérie Orientale, installée au bord de la Léna au Nord de Iakoutsk, la capitale de la République de Sakha qui accueille une population en pleine croissance de 335 000 habitants. C’est un territoire particulièrement sensible à différents changements majeurs et emblématiques de la fragilité des espaces arctiques : la fonte du pergélisol, l’augmentation des feux de forêts (Janiec et al., 2019), les inondations de débâcle majeures et l’érosion des berges. De nombreuses recherches prévoient une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes (Nakashima et al., 2012 ; Kontar et al., 2018). L’évolution de ces changements associée à une croissance urbaine et démographique rapides ainsi qu’à une planification urbaine qui n’intègre qu’à la marge la question du risque, constituent des facteurs de progression de la vulnérabilité.

Le rapport de ces sociétés à leurs environnements ne saurait toutefois se limiter à la question du risque même si ce point constitue un enjeu majeur. Ainsi dans la culture Iakoute, la Léna occupe une place centrale tant dans l’organisation du territoire, des rythmes de vie (saisonniers) que symboliques. Il remplit des fonctions vitales telles que l’alimentation en eau potable, la liaison avec le reste du territoire (fluvial en été, terrestre en hiver). Voie de communication Nord-Sud de la Sibérie, ses rives accueillent une grande partie des habitats humains : ainsi sur 960 000 personnes que compte la Iakoutie, 630 000 sont installées dans les plaines inondables, un héritage de l’époque soviétique (anciens kolkhozes) au cours duquel ce peuple semi-nomade a été sédentarisé de force sur ces espaces (Filippova and al., 2016). Au niveau spirituel, le rapport à la nature est de type animiste, la Léna est assimilée à un esprit femme et il n’est pas rare de voir posées des offrandes au bord des routes, du fleuve ou au pied des arbres afin d’apaiser cet esprit à la fois nourricier et menaçant.

On est alors amené à se questionner sur les incidences de ces changements environnementaux et sociaux liés au réchauffement climatique sur le système socio-environnemental de ces territoires de l’Arctique sibérien.

C’est au cœur de cette double exigence : l’observation des effets liés aux changements climatiques dans une région de l’arctique russe (Sibérie Orientale) et l’intégration des connaissances académiques et non-académiques que notre projet se situe. Afin d’explorer la complexité de l’évolution des phénomènes (inondations, érosion, fonte du pergélisol et intensification des feux de forêts), nous envisageons de réaliser une démarche inédite en Sibérie, un atelier de cartographie participative avec les habitants en mobilisant plusieurs disciplines de la géographie : l’analyse spatiale et la télédétection, la géomorphologie et la géographie humaine. Ces trois disciplines mobilisent plusieurs types d’échelles géographiques : celles de l’individu, du collectif, de la commune de Khamagatta et de la région de Iakoutsk. Lesquelles s’imbriquent elles-mêmes à plusieurs jeux d’échelles temporelles : les temporalités du vécu humain, à la fois cycliques (avec la débâcle) et saisonnières ; les temporalités longues des évolutions géomorphologiques et les transformations spatiales de l’environnement et des territoires.

Productions


Publications

Sébastien Gadal, Moisei Zakharov, Jurate Kamicaityte. Human perception and environmental risk index modelling with GIS in Yakutsk urban region (North-Eastern Siberia). EUGEO 2021, 8th Congress on the Geography of Europe, Charles University, Jun 2021, Prague, Czech Republic. pp.295. ⟨hal-03275119

Sébastien Gadal, Moisei Zakharov, Jurate Kamicaityte, Antonina Savvinova, Yuri Danilov. Environmental Vulnerability Modeling in the Extensively Urbanized Arctic Center Integrating Remote Sensing, Landscape Mapping, and Local Knowledge. EGU General Assembly 2021, European Geosciences Union, Apr 2021, Göttingen, Germany. pp.16268, ⟨5194/egusphere-egu21-16268⟩. ⟨hal-03201641

Piotr Janiec, Sébastien Gadal. A Comparison of Two Machine Learning Classification Methods for Remote Sensing Predictive Modeling of the Forest Fire in the North-Eastern Siberia. Remote Sensing, MDPI, 2020, 12 (4157), pp.1-20. ⟨3390/rs12244157⟩. ⟨hal-03083192v2⟩

Présentation des projets

https://www.researchgate.net/project/ARCTIC-S-Territorial-Adaptations-of-the-Arctic-to-the-Global-Warming-Globalisation-Environmental-Changes-Development-and-Urbanisation-Geopolitic-Issues

https://www.researchgate.net/project/A-METROPOLIS-Urbanisation-Modelling-Socio-Environmental-Challenges-and-Geopolical-Issues-of-Metropolisations

https://www.researchgate.net/project/GEOINFORMATION-AI-Remote-Sensing-Image-Analysis-Geomatic-Modelling-Geographic-Knowledge-Processing-and-Territorial-Geo-Simulation

Site internet présentant le projet


https://www.researchgate.net/project/RICOCHET-A-la-Recherche-de-lIntegration-des-Connaissances-dans-lObservation-des-CHangements-Environnementaux-mise-en-oeuvre-dune-recherche-aTelier-en-Siberie-Orientale-Khamagatta

Équipe scientifique

Porteur du projet


Sébastien GADAL

Participants UMR ESPACE


Jean-Louis BALLAIS
Sébastien GADAL
Jurate KAMICAITYTE
Anne TRICOT
Moisei ZAKHAROV

Partenaires extérieurs


North-Eastern Federal University

[2020-2018] #14JUILLET2016 / « Restes, pertes et territoires »

Porteur du projet :
Karine Emsellem

#14juillet2016 [2018-2020]

ContratAppel à projet IDEX JEDI – Académie 5
Co-contractantUniversité Côte d’Azur (UCA)

Contrats de recherche financés

Restes, pertes et territoires : #14juillet2016

Programme de recherche porté par Karine Emsellem (Maître de conférence, Université Côte d’Azur, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Le programme #14JUILLET2016 a pour objectif d’aborder de manière pluridisciplinaire les liens entre espace et deuil : travailler sur les façons dont le deuil modifie les espaces et inversement comment les modifications spatiales peuvent constituer des marqueurs ou des ressources du travail de deuil. Plus spécifiquement, il s’intéresse à différents types d’espaces concernés par l’attentat du 14 Juillet 2016 sur la Promenade des Anglais à Nice :

Espace numérique :

  • Analyses textuelle et spatiale de tweets liés à la Promenade des anglais, à Nice et à l’attentat

Espace social :

  • Travail sur les espaces de la mort
  • Interviews cliniques de proches de victimes sur les multiples localisations des lieux de mémoire et la fonction psychique des rituels (collectifs ou intimes)

Espaces urbains :

  • Dimension anthropologique : autour des pratiques professionnelles lors des attentats
  • Espace public et sécurité : gouvernance, décisions d’aménagement

Espace artistique :

  • Action chorégraphique : mise en place d’atelier de danse comme renouvellement de l’expérience spatiale et corporelle de la Promenade
  • Enquête auprès de compagnies théâtrales en vue de recenser les œuvres réalisées ou envisagées liées à l’attentat
  • Séminaire d’écriture dramatique : création d’une œuvre par des étudiants de master (en art, littérature et psychologie) à partir des données recueillies sur les terrains

Productions


Publications

Emsellem K., Jeanjean A., Vinot F., Noûs C., « Pertes et modifications spatiales : la Promenade des Anglais après l’attentat du 14 juillet 2016 », Urbanités, #15 / Mourir en ville, juin 2021, (https://www.revue-urbanites.fr/15-emsellem/)

Emsellem K., Caglioni M. et Moreno Sierra D., « Twitter fait-il parler les territoires ? Retour d’expériences à partir des tweets autour de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice », Netcom [En ligne], 35-3/4 | 2021, mis en ligne le 30 juin 2022. URL : http://journals.openedition.org/netcom/6337 ; DOI : https://doi.org/10.4000/netcom.6337

 


#Juillet2016 : Promenade des Anglais, mémorial (source : K. Emsellem)

Équipe scientifique

Porteur du projet


Karine EMSELLEM

Participants UMR ESPACE


Karine EMSELLEM
Diego MORENO
Matteo CAGLIONI

Partenaires extérieurs


LAPCOS

CTEL

[2020-2018] DéPOs / « Déchets Post Ouragans »

Porteur du projet :
Damien Serre

DéPOs [2018-2020]

ContratANR
Co-contractantANR

Contrats de recherche financés

DéPOs – Déchets Post Ouragans

Programme de recherche porté par Damien Serre (Professeur, Université de la Polynésie Française, UMR 241 EIO et Avignon Université, UMR 7300 ESPACE)

Objectifs du projet


Les premiers retours sur les territoires impactés par les Ouragans Irma et Maria, montrent que les quantités de déchets ont largement désorganisé le service de gestion des déchets (UN Environnement / OCHA Joint Unit, 2017). En octobre 2017, l’Ecosite des Grandes Cayes, à Saint-Martin, a reçu l’équivalent de 2 ans et demi de collecte des déchets de période normale. Ces chiffres, courants dans ce type de catastrophes, ont déjà été observés par le passé. Les retours d’expériences montrent en outre que la gestion des déchets est un enjeu important de la post crise. Selon l’agence fédérale américaine des situations d’urgence (FEMA) le coût de la gestion des déchets post catastrophe est supérieur au 1/3 du cout de redémarrage du territoire. C’est aussi un enjeu d’image pour les territoires impactés, notamment pour le secteur touristique. Les enjeux sanitaires et environnementaux d’une mauvaise gestion peuvent impacter la santé des habitants et polluer sols et eaux. Enfin les nombreux déchets gênent la progression des services de secours et l’accès des services techniques aux installations de captage et de production d’eau potable, aux transformateurs électriques… Les retours d’expérience internationaux montrent que l’amélioration de la gestion des déchets post-catastrophes peut également améliorer la gestion des déchets courants en situation normale. Le projet DéPOs, s’attache spécifiquement au problème de la gestion des déchets post-ouragans. Il permet de travailler avec des partenaires expérimentés et d’associer des compétences multiples approchant ainsi le problème sous les angles complémentaires de la quantification prédictive des gisements et de la caractérisation (axe 1), à la gestion intégrée des déchets (axe 3) en passant par la modélisation spatiale (axe 2). DéPOs insiste sur la recherche appliquée qui permet de construire les connaissances méthodologiques et les connaissances spécifiques d’une gestion améliorée de la post-catastrophe. DéPOs propose également une recherche impliquée dans les territoires investis. Sur la base des connaissances acquises dans les axes 1 et 2, le terrain des Antilles françaises donne lieu dans l’axe 3 à des propositions de gestion construite en collaboration étroite avec les acteurs locaux. Les services régionaux (Martinique et Guadeloupe) en charge de la planification et de la gestion des déchets post-ouragans dans les Antilles ont d’ailleurs confirmé leurs volontés de collaborer. Dans le domaine scientifique, DéPOs contribue au champ de recherche sur les risques spatialisés et la résilience d’après-crise. Au-delà du binôme aléa/vulnérabilité DéPOs apporte des connaissances sur la mise en action de la résilience par la planification, l’adaptation des organisations et le fonctionnement des systèmes sociotechniques soumis à des contraintes exceptionnelles. En temps normal, le service de gestion des déchets est un service important pour le fonctionnement des territoires, il devient essentiel après un ouragan.

Productions


  • Hélène Beraud, Charlotte Nithart, Mathieu Durand (2019). « Le difficile suivi des déchets post-catastrophe : le cas de l’Ouragan Irma à Saint-Martin », Revue : Risques urbains, Numéro 1-Volume : 3, DOI : 10.21494/ISTE.OP.2019.0329, ISSN : 2516-1857, Éditeur : ISTE OpenScienceRésumé : La gestion des déchets post-ouragan constitue un enjeu fondamental de la post-crise. Or, le suivi de ces nouveaux déchets n’est pas sans poser de difficultés. Une revue de la littérature portant sur le suivi des déchets post-ouragan sur plusieurs territoires caribéens et états-uniens et une enquête de terrain menée sur l’ile de Saint-Martin quelques mois après le passage de l’ouragan Irma rendent compte de difficultés communes dans le suivi des déchets post-ouragan (installation dans l’urgence des aires de stockage temporaire, difficultés à réintroduire certains flux de déchets dans leur filière de gestion habituelle, enfouissement massif, pollutions des eaux, du sol, dépôts sauvages de déchets…). Cet article met également en lumière quelques spécificités des milieux insulaires en matière de gestion des déchets (disponibilité du foncier, difficile accès à d’autres territoires, faible diversité des filières de traitement et de valorisation) qui rendent particulièrement difficile la gestion des déchets post-ouragan.
  • https://www.laburba.com/fileadmin/Fichiers/Lab_URBA/PROJET_DEPOS/Rapport1-Robin_des_bois.pdf

Site internet présentant le projet


https://www.laburba.com/recherches/depos/

Équipe scientifique

Porteur du projet


Damien SERRE

Participants UMR ESPACE


Charlotte HEINZLEF

Partenaires extérieurs


Univ. Paris Est (LABURBA) / IFSTTAR, Le Mans Univ. (UMR ESO), Université de Mons (FAU), Robin des Bois