


![]() |
![]() |
|||
![]() |
||||
| Accueil > Activités de recherche 2004-2007 > Dynamiques spatiales : Concepts et Méthodes | ||||
|
La forme en géographie Responsable : P. Martin
Le projet La géographie a pour objet d’étude une phénoménologie spatio-temporelle qui pour une large part est une morphologie de l’interface terrestre. La compréhension et l’explication de cette phénoménologie peuvent être envisagées comme un objectif de la démarche géographique. Cet objectif nécessite de penser scientifiquement la forme ; c’est-à-dire de la définir comme un concept effectif dont on peut déterminer le contenu par un moyen sans ambiguïté. Si tel n’est pas le cas, comment développer une discipline, pensée comme scientifique, en fonction d'un concept qui n’est plus un concept scientifique depuis l’obstruction galiléenne (aporie de la géographie) ? Ainsi convient-il, dans un premier temps, de travailler à l’objectivation de la forme en géographie de façon à ce qu’elle ne soit plus uniquement vue du côté du sujet (perception, esthétique, dénomination, typologie) mais qu’elle puisse être pensée du côté de l’objet, comme propriété émergente du substrat matériel. Par ailleurs l’objectivation de la forme est un problème qui fait retour en science. En géographie la question de l’objectivation de la forme n’a pas fait l’objet d’un débat approfondi tant à partir des développements purement géographiques qu’en fonction des avancées des sciences connexes. Un état des lieux s’impose donc ainsi qu’une réflexion sur les concepts de forme proposés dans les sciences connexes. Cette recherche doit ainsi aborder aussi bien le volet épistémologique et philosophique (retour d’un certain aristotélisme ?) que la question de la morphométrie (problèmes topologique et géométrique) et de la morphogenèse. Plusieurs thématiques peuvent être envisagées :
L’idée de départ, soumise et développée dans le programme quadriennal du Groupe, était de promouvoir une approche spatiale basée sur l’hypothèse que l’espace est un facteur actif des dynamiques et que la forme est une entité ou un concept, encore constructif, qui peut être ce point d’entrée utile pour développer cette réflexion. Ceci croise nécessairement des questions épistémologiques et disciplinaires et s’inscrit dans un courant plus vaste, transdisciplinaire, sur la complexité dont la forme et la morphogenèse sont l’une des expressions ; l’autre étant la dynamique des systèmes qui englobe une dimension structurelle (attracteur, etc.). Or notre thématique a été portée par une attente plus large qui s’est exprimée dans le choix fait par le Groupe Dupont de prendre comme thème du Géopoint 2004 : La forme en géographie, et qui s’est manifestée dans l’ampleur des propositions faites pour, et lors, du Géopoint.
Les réalisations 2004 - 2007 Elles concernent à la fois des activités de recherche individuelle et collective. En décembre 2004 (Martin Ph.) a été soutenue une habilitation à diriger les recherches (cf. le résumé) qui porte largement sur la question de la forme en géographie mais aussi dans les disciplines connexes (Martin Ph. [table des matières - Volume 1]). Outre un questionnement sur l’objectivation ss des formes qui peuplent l’interface terrestre, objet d’étude du géographe, on y trouvera une réflexion sur l’idée de forme pour et dans une société perçue comme étant en crise ou au moins en mutation rapide et profonde. À partir de janvier 2004 le travail du Groupe Forme a consisté à réaliser un certain nombre d’opérations qui n’étaient pas prévues au départ. Il avait été envisagé dans le projet initial d’explorer cette question tant au plan épistémologique que technique voire théorique dans quelques réunions afin d’aboutir à une publication commune. Le choix début 2003 par le Groupe Dupont de -1- développer un partenariat plus officiel avec l’UMR ESPACE et -2- de proposer à la communauté des géographes comme thème du Géopoint 2004 : La forme en géographie, a profondément bouleversé le schéma initial. L’animation et l’activité du Groupe Forme ont donc consisté principalement à réussir d’une part le colloque Géopoint 2004 lui-même puis à réaliser d’autre part la publication des actes (512 pages) coédités par le Groupe Dupont et l’UMR ESPACE. Il faut rappeler qu’au fond un Géopoint est une opération en 3 phases qui se déroule sur 4 ans. Une première phase se place avant le colloque lui-même et consiste à définir la thématique et à mettre en place l’organisation des journées du colloque (18 mois). La seconde phase est la plus courte et correspond au colloque lui-même. La troisième est la plus longue et concerne la publication des actes (2 ans). Pour le Géopoint 2004 qui a réuni environ 150 personnes pendant 2 jours, regroupé 85 auteurs et donné lieu à 69 articles (cf. La table des matières) dont 7 conférences (cf. une conférence introductive), et une conférence finale (cf. enregistrement de Chr. Voiron) auxquels s’ajoutent les comptes rendus de 12 ateliers (cf ; le compte rendu d’un des 3 ateliers sur : Instrumentation pour la reconnaissance et la construction des formes en géographie : de la carte à la morphologie mathématique) , l’effort principal de « modernisation » a concerné sur la qualité de la publication. Outre le niveau scientifique et formel des textes une attention particulière a été portée sur l’esthétique (la forme) du volume (couverture, charte graphique, etc.). Cet apport est très largement la conséquence du travail considérable fourni par le personnel technique (N. Brachet en particulier). Ainsi ce volume est-il aussi entièrement disponible sous forme pdf ce qui permettra, dans un avenir assez proche, une valorisation sur le web des contenus. De même les enregistrements audio pourront-ils peut-être être mieux valorisés. Ces actes sont sortis des presses en mai 2006 et ont pu commencer à être distribués lors du Géopoint 2006. Ils constituent actuellement l’une des rares bases, au moins en langue française, sur cette question, en géographie. On peut dire, certes encore avec un faible recul, que s’ils ont été très bien accueillis par les collègues qui ont déjà pu les avoir en main, ils sont loin de constituer un réel manuel géographique sur la forme. Combler cette lacune devrait être l’objectif prioritaire du Groupe lors du quadriennal 2008-2011. Ainsi cette première expérience riche tant sur le plan organisationnel que scientifique servira de base au prolongement de la réflexion sur la question de la forme en géographie qui devrait utiliser la possibilité offerte par les écoles thématiques dont on sait que ce sont des structures lourdes à mettre en place dans la mesure où elles font appel tant à des intervenants spécialistes de la question mais d’autres disciplines (philosophie, mathématique, etc.) qu’à des conférenciers géographes travaillant dans différents champs sur cette question et à un public particulièrement motivé et quand même pas trop limité (25-30 personnes). Par ailleurs la synthèse de ces travaux devrait demander un très gros effort d’édition (problème par exemple du formalisme mathématique) pour lequel nous disposons encore, en interne, dans l’UMR, de quelques moyens. Enregistrements audios :
Bibliographie Martin Ph. (2004), Modélisation fractale et structurelle des formes en géographie. Réflexion développée à partir d’exemples karstiques. Habilitation à diriger les recherches. Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, tome 1, 173 p., tome 2, 314 p., tome 3, 176 p., 1 carte coul. ht. |
||||